Jean Coutu améliore ses bénéfices

Durant son troisième trimestre, les revenus ont atteint 700,1 millions, par rapport à 681,1 millions au cours du troisième trimestre terminé le 27 novembre 2010. Il s’agit d’une augmentation de 2,8 %.<br />
Photo: Agence Reuters Shaun Best Durant son troisième trimestre, les revenus ont atteint 700,1 millions, par rapport à 681,1 millions au cours du troisième trimestre terminé le 27 novembre 2010. Il s’agit d’une augmentation de 2,8 %.

Le Groupe Jean Coutu a connu un bon troisième trimestre, malgré la réduction du prix des médicaments génériques au Québec et malgré l'introduction de la version générique de médicaments à grand volume.

En fait, le Groupe Jean Coutu a amélioré son bénéfice net et ses revenus lors du troisième trimestre qui a pris fin le 26 novembre dernier. Le résultat net s'est élevé à 51,7 millions, ou 23 ¢ par action, comparativement à 48,8 millions, ou 21 ¢ par action, pour le trimestre correspondant du dernier exercice.

Au cours d'une conférence téléphonique avec les analystes financiers, hier, le président et chef de la direction, François J. Coutu, s'est dit «très satisfait» de cette performance. Il a souligné que ces résultats avaient été atteints malgré les répercussions déflationnistes de l'introduction de la version générique de médicaments à grand volume et de la réduction de prix des médicaments génériques à 30 % du prix des médicaments innovateurs, en avril dernier au Québec.

«L'introduction de nouveaux médicaments génériques a réduit la croissance des ventes au détail de la section pharmaceutique de 0,7 % et les réductions de prix des médicaments génériques décrétées par le gouvernement du Québec ont réduit la croissance de ces ventes de 3,5 % au cours du troisième trimestre de l'exercice financier 2012», indique le groupe dans un communiqué. Les médicaments génériques ont représenté 57,2 % des ordonnances lors du troisième trimestre de l'exercice, comparativement à 55 % lors du trimestre correspondant du dernier exercice.

Autre baisse prévue


Une autre baisse de prix des médicaments génériques est attendue en avril et M. Coutu prévoit que son effet se fera davantage sentir, notamment chez certains indépendants de l'industrie. «Nous n'avons pas vu de grande différence jusqu'ici, mais cela va avoir un impact», a-t-il prévenu. Interrogé à savoir si ce phénomène permettra au Groupe Jean Coutu d'ajouter d'autres franchisés à son réseau, M. Coutu a répondu par un simple «on verra».

Par ailleurs, la direction du Groupe Jean Coutu prévoit peu d'effets à la nouvelle politique du gouvernement du Québec permettant aux pharmaciens de poser de nouveaux actes dans des cas bien précis. La nouvelle politique ajoutera aux activités réservées aux pharmaciens le pouvoir de prolonger une ordonnance pour une période déterminée, celui d'ajuster une ordonnance, celui de substituer un médicament à un autre médicament prescrit en cas de rupture d'approvisionnement, celui d'administrer un médicament afin d'en démontrer l'usage approprié et celui de prescrire certains médicaments lorsqu'aucun diagnostic n'est requis.

«La plupart de ces services étaient déjà dispensés par les pharmaciens», bien qu'ils n'en avaient théoriquement pas le pouvoir, a répondu M. Coutu à l'un des analystes. «Ça va faciliter l'exercice de la responsabilité professionnelle dans la pharmacie», a-t-il dit, ajoutant toutefois que cela ne fera pas de grande différence par rapport à la situation qui prévalait auparavant.

Les pharmaciens devront cependant négocier avec le gouvernement du Québec, par le biais de leur association, les honoraires professionnels qu'ils toucheront pour ces nouveaux services.

Durant son troisième trimestre, les revenus ont atteint 700,1 millions, par rapport à 681,1 millions au cours du troisième trimestre terminé le 27 novembre 2010. Il s'agit d'une augmentation de 2,8 %. Pour les 39 semaines de l'exercice 2012, les revenus ont atteint 1,996 milliard, comparativement à 1,953 milliard au cours des 39 semaines de l'exercice financier précédent, soit une augmentation de 2,2 %.

Pour l'avenir, la société s'attend à ce que «les tendances démographiques contribuent à la croissance de la consommation de médicaments d'ordonnance, ainsi qu'à l'augmentation constante de l'utilisation de produits pharmaceutiques».

«La croissance du nombre d'ordonnances de médicaments génériques aura toutefois un impact déflationniste sur les ventes au détail pour la section pharmaceutique, mais un effet positif sur les marges consolidées, grâce à la contribution de la filiale Pro Doc», sa filiale de médicaments génériques, prévoit le groupe.