En bref - Les JO d'Athènes ont gonflé la dette grecque

Athènes — Le coût de l'organisation des Jeux olympiques d'été à Athènes en 2004 a contribué en partie à faire augmenter la dette publique de la Grèce, a reconnu le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, dans un entretien publié hier dans le quotidien grec Kathimérini.

«Les JO ont joué leur rôle [...], 2 % à 3 % de la dette extérieure du pays a augmenté en raison du coût des Jeux», a indiqué M. Rogge. Financés en grande partie par l'État grec, les Jeux d'Athènes, les premiers après les attentats du 11-Septembre à New York, ont coûté environ 13 milliards d'euros, dont un milliard a été consacré à l'achat du système de sécurité de la société américaine SAIC.

M. Rogge, qui était également à l'époque président du CIO, a souligné que «ce coût aurait pu être plus bas, s'il n'y avait pas eu d'importants retards dans les travaux pour les Jeux, ce qui avait entraîné de doubles vacations et à des rémunérations coûteuses». Il a ajouté que «la planification pour la rentabilisation des sites olympiques aurait pu être meilleure», en faisant allusion au manque de planification à l'époque pour leur utilisation après les Jeux.