La France n'exclut pas les obligations européennes

Paris — La France n'exclut pas le recours à des euro-obligations, cette mutualisation des dettes européennes qui selon des analystes endiguerait la crise, mais cela doit être un «point d'arrivée» du renforcement de la zone euro, a déclaré hier le gouvernement français.

Selon le ministre français des Finances, François Baroin, les eurobonds ne sont pas «la pierre philosophale. Ça peut être un point d'arrivée, pas un point de départ», a-t-il ajouté lors d'un colloque à Paris sur «La croissance de demain».

«Ça doit être un point d'arrivée, la mutualisation des dettes souveraines», a-t-il répété. Le ministre a estimé que le «point de départ» devait être «d'atteindre les objectifs intangibles en matière de réduction des déficits publics».

«Il y a un ordre», «il y a un calendrier», «il y a des étapes à franchir», a-t-il insisté, tout en assurant résumer ainsi la position des chefs d'État et de gouvernement de la zone euro.

La nouvelle poussée de fièvre qui menace depuis l'été la zone euro a relancé le débat sur les euro-obligations, qui permettraient aux États les plus solides de garantir la dette des plus faibles via des émissions d'obligations communes à des taux d'intérêt sensiblement plus bas que ceux que doivent payer aujourd'hui des États comme la Grèce, le Portugal, l'Espagne ou l'Italie.

Plusieurs dirigeants, dont le chef de file de la zone euro, Jean-Claude Juncker, ou les responsables italiens, s'y sont dits favorables. Et de nombreux économistes et analystes financiers estiment que cette solution serait la seule à même de calmer les marchés.

Mais la France, et surtout l'Allemagne, ont une nouvelle fois douché leurs espoirs en août.

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