Le Vermont tente de mettre la clé sous la porte d'une centrale nucléaire rachetée par Gaz Métro

Montpelier, Vt. — La seule centrale nucléaire du Vermont ne pourra poursuivre ses activités tant qu'une poursuite concernant ses activités ne sera pas conclue, a déterminé hier un juge fédéral de l'État du nord-est des États-Unis.

Le Vermont tente de mettre la clé sous la porte de la centrale, baptisée Yankee.

Le gouverneur et le sénat de l'État affirment publiquement qu'ils veulent la voir fermer ses portes lors de l'échéance de son permis d'exploitation, en mars prochain. Elle fonctionne depuis 40 ans.

L'entreprise qui possède le complexe, Entergy, a obtenu une prolongation de permis d'une durée de 20 ans de la part de la Commission fédérale de régulation de l'énergie nucléaire. Dans une poursuite, l'entreprise basée à La Nouvelle-Orléans plaide que l'opinion de Washington prévaut sur celle du Vermont.

Le mois dernier, Entergy s'est présentée devant le tribunal pour demander l'autorisation de continuer à exploiter la centrale même si le dossier était toujours devant la justice, possiblement jusqu'à la Cour suprême des États-Unis. Hier, le juge John Garvan Murtha a refusé cette demande.

La semaine dernière, la société québécoise Gaz Métro s'était entendue avec Central Vermont Public Service pour acquérir le plus vaste réseau de distribution électrique de l'État pour 702 millions $ US.

Gaz Métro a affirmé qu'elle voulait combiner sa nouvelle acquisition avec son propre holding, Green Mountain Power, pour créer le plus important fournisseur d'électricité du Vermont.

La seule centrale nucléaire du Vermont et Hydro-Québec fournissent environ 90 % de l'électricité du réseau de Central Vermont Public Service.