Hausse des mises en chantier en juin

Ottawa — La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) affirmait hier qu'une hausse du nombre d'appartements et de condos en Ontario a donné un élan au nombre de mises en chantier au pays en juin.

La société note que le taux désaisonnalisé annualisé de mises en chantier au pays a été de 197 400 en juin, alors qu'il était de 194 100 en mai.

Mais au Québec, la construction résidentielle a reculé le mois dernier dans les centres de 10 000 habitants et plus. Au total, 3816 habitations ont été mises en chantier en juin 2011, comparativement à 4223 un an auparavant. Le rythme désaisonnalisé annualisé de mises en chantier au Québec s'est chiffré à 42 800 en juin, comparativement à 44 400 le mois précédent.

Ces résultats de juin portent le bilan semestriel des mises en chantier dans les centres urbains sous la barre des 20 000 unités, ce qui représente une baisse de 10 % par rapport aux six premiers mois de 2010, a relevé dans un communiqué Kevin Hughes, économiste principal à la SCHL pour le Québec.

Le recul dans la province serait plus attribuable au segment des maisons individuelles qu'à celui des logements collectifs. Ainsi, les mises en chantier des maisons ont baissé de 14 % par rapport au mois de juin 2010. Mais une baisse de l'activité a aussi été enregistrée du côté des logements collectifs, soit les maisons jumelées, en rangée et les appartements, un segment dans lequel les mises en chantier sont passées de 2774 en juin 2010 à 2575 un an plus tard, soit un déclin de sept pour cent. Un résultat attribuable à un relâchement dans les marchés de Montréal, Québec et Trois-Rivières.

Et si les récents mois ont montré de la vigueur globalement au Canada, cela ne devrait pas durer, estime la SCHL. L'économiste en chef de la société, Bob Dugan, soutient qu'il est probable que les mises en chantier retournent à des niveaux plus normalisés à court terme.

Au-delà des attentes


Emanuella Enenajor, économiste chez Marchés mondiaux CIBC, a affirmé que le nombre de mises en chantier, soit 197 000 au niveau national en juin, était le plus élevé depuis près d'un an. «Ces données suggèrent que la construction domiciliaire au Canada tient toujours et surpasse la plupart des attentes. Ce secteur continue à être poussé par des taux d'intérêt bas et par un sentiment positif venant d'un marché de revente robuste», a-t-elle fait valoir.

La demande sur le marché immobilier a toutefois baissé par rapport au niveau extrêmement élevé rapporté au début de l'année dernière, lorsque les taux d'intérêt étaient à des niveaux particulièrement bas. Mais le secteur demeure toutefois robuste, spécialement dans les grands centres, causant des hausses records des prix des appartements et des maisons.