Le vin canadien perd du terrain

Photo: Agence Reuters

Toronto — Le secteur vinicole du Canada a crû à un rythme beaucoup plus important que le reste de l'industrie des boissons au pays au cours de la dernière décennie, mais continue de perdre des parts de marché au pays et à l'étranger, montrai hier un nouveau rapport.

Le document de BMO Marchés des capitaux indique que la production canadienne de vins a connu une croissance annuelle moyenne de 7,6 % depuis 1998, comparativement à seulement 1 % pour le secteur des boissons dans son ensemble.

Mais le rapport laisse croire que les parts de marché des établissements vinicoles canadiens ont glissé à environ le tiers du marché intérieur en 2010 en raison des pressions intenses des vins importés. Aidées par l'appréciation du huard, les importations de nouveaux joueurs tels que l'Australie et l'Argentine ont ajouté à la pression de producteurs traditionnels tels que la France.

Par ailleurs, BMO a mentionné que l'«intensité des exportations» des producteurs canadiens — le pourcentage des produits exportés — a décliné à 4 % en 2010, par rapport à 15 % en 2001.

Le secteur vinicole est surtout concentré en Ontario et en Colombie-Britannique, où le climat est favorable, et au Québec. En fonction des activités, la moitié du secteur est établie en Ontario et un tiers en Colombie-Britannique.

Le Québec, où la production concerne surtout l'embouteillage et l'assemblage de vins importés, est la troisième province en importance, avec un peu moins de 10 % des installations, mentionne le document.