Nasdaq pourrait vouloir acheter le Groupe TMX

Toronto — Des observateurs estiment fort possible que l'opérateur boursier américain Nasdaq OMX manifeste à son tour de l'intérêt pour le Groupe TMX, à la suite du retrait la semaine dernière du projet de fusion qui avait été mis en avant par le groupe London Stock Exchange (LSE).

Ian Lee, professeur de commerce à l'Université Carleton, à Ottawa, a jugé improbable, hier, que les autorités de réglementation canadiennes approuvent l'offre de 3,8 milliards faite par Maple Group Acquisition Corporation pour le Groupe TMX. M. Lee a dit croire plus probable que Nasdaq OMX, qui a récemment retiré une offre publique d'achat hostile pour la Bourse de New York (New York Stock Exchange), fasse une proposition afin de mettre la main sur le groupe boursier canadien.

Thomas Caldwell, actionnaire du Groupe TMX, s'oppose à l'offre de Maple parce qu'elle permettrait à des banques canadiennes — parmi les plus importants investisseurs à la Bourse de Toronto — d'en contrôler une importante partie. M. Caldwell ne croit toutefois pas qu'un Groupe TMX indépendant ait la stature nécessaire pour être concurrentiel aux États-Unis et ailleurs dans le monde au sein d'une industrie actuellement emportée par une vague de consolidation.

Maple inclut 13 poids lourds du secteur canadien de la finance, parmi lesquels la Caisse de dépôt et placement du Québec, le Mouvement Desjardins, Banque Nationale Groupe financier et le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario (RREO).