Bombardier Transport supprimera 1400 emplois à Derby en Angleterre

Photo: Agence Reuters - archives Le Devoir

L’avenir de Bombardier dans le secteur des véhicules sur rail en Grande-Bretagne apparaît incertain, alors que le géant de la fabrication se penche sur ses activités britanniques tandis que certains de ses contrats arrivent à terme.

La division transport du fabricant montréalais d’avions et de trains a indiqué aujourd'hui avoir entrepris un «examen complet» qui durera un mois.

«Tout est possible», a déclaré en entrevue le porte-parole de l’entreprise, Marc Laforge, en réponse à une question portant sur l’avenir de la dernière usine britannique de matériel ferroviaire, située à Derby, au centre de l’Angleterre.

«Nous nous penchons sur tous les types de scénario qui pourraient survenir», a-t-il ajouté.

Bombardier a franchi une première étape, aujourd'hui, en annonçant vouloir procéder à la mise à pied de quelque 1400 employés des installations de Derby, soit près de la moitié de la main d’oeuvre de l’usine, à la suite de la perte d’un contrat aux mains de la société rivale allemande Siemens. Un processus de consultation de 90 jours a été mis en branle avant le licenciement de 446 employés permanents et 983 travailleurs à temps partiel.

Quatre des cinq contrats confiés à l’usine de Derby doivent arriver à terme en septembre. Le cinquième prévoit la livraison de 1300 voitures de métro au métro de Londres d’ici 2014.

L’usine de Derby produit des trains depuis les années 1840 et a déjà fait partie des plus importantes installations de fabrication de matériel ferroviaire au monde. Bombardier a acquis l’usine de Daimler Chrysler en 2001. La compagnie y emploiera 1600 personnes une fois complétées les mises à pied annoncées aujourd'hui. Bombardier compte environ 6000 travailleurs au sein de sa division transport au Royaume-Uni.

Le mois dernier, Bombardier a perdu un appel d’offres concernant la construction de nouveaux trains de passagers pour une ligne reliant Brighton, sur la côte sud, à Bedford, 80 kilomètres au nord de Londres. Ce contrat, de Thameslink, était le deuxième perdu par l’usine de Derby en plus de deux ans.

Le gouvernement britannique a établi un groupe de travail afin de minimiser l’impact économique des pertes d’emploi chez Bombardier. Le ministère des Transports a déclaré que Siemens embaucherait environ 650 personnes en Grande-Bretagne pour construire ses trains. Bombardier Transport compte 59 sites de production et d’ingénierie dans 23 pays, y employant 34 900 travailleurs.

À la Bourse de Toronto, cet après-midi, les actions de Bombardier valaient 6,83 $, en baisse de huit cents, soit un peu plus d’un pour cent, par rapport à leur précédent cours de clôture.