Bombardier licencierait jusqu'à 2000 employés au Royaume-Uni

Quatre des cinq contrats confiés à l’usine de Derby, au Royaume-Uni, seront terminés en septembre.<br />
Photo: - archives Le Devoir Quatre des cinq contrats confiés à l’usine de Derby, au Royaume-Uni, seront terminés en septembre.

Bombardier Transport fera part aujourd'hui de ses intentions relativement à sa seule usine britannique de véhicules sur rail, mais ses responsables ont refusé de confirmer hier que jusqu'à 2000 travailleurs des installations de Derby, au Royaume-Uni, seraient mis à pied.

La division transport de la société québécoise, dont le siège se trouve à Berlin, a indiqué qu'elle rencontrerait tout d'abord des dirigeants syndicaux puis donnerait une conférence de presse à Derby, ville située dans le centre de l'Angleterre. Marc Laforge, porte-parole de l'entreprise, s'est borné à confirmer la tenue de la rencontre de presse, refusant de préciser la teneur de ce qui y serait annoncé. La semaine dernière, il avait indiqué que la société était loin de vouloir faire l'annonce de mises à pied.

Selon plusieurs informations qui circulaient hier au Royaume-Uni, Bombardier serait cependant sur le point d'annoncer un programme de licenciements dans le cadre duquel seraient mis à pied jusqu'aux deux tiers des 3000 travailleurs des installations de Derby. Quatre des cinq contrats confiés à cette usine doivent arriver à terme en septembre, et un consortium mené par Bombardier a récemment perdu aux mains de la société rivale Siemens un contrat qui lui aurait permis de fournir 1200 nouveaux véhicules ferroviaires au réseau Thameslink.

M. Laforge a nié que Bombardier procéderait à une annonce afin de faire pression sur le gouvernement britannique pour que le contrat lui soit malgré tout accordé avant la finalisation de l'entente. «Nous vivons avec les décisions et comme quiconque dans cette industrie, comme tout concurrent, nous devons travailler en fonction de notre carnet de commandes», a-t-il déclaré en entrevue.

Le contrat de Thameslink était le deuxième perdu par l'usine de Derby en plus de deux ans. Des analystes ont estimé que la plus récente perte de contrat aurait des répercussions sur la main-d'oeuvre de l'usine.