Desjardins - La rémunération de Monique Leroux augmente de 24 %

Monique Leroux<br />
Photo: Agence Reuters Mathieu Bélanger Monique Leroux

La rémunération de la présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux, a frisé les 2 millions en 2010, en hausse de 23,5 % par rapport à ce que la dirigeante avait touché en 2009.

Le salaire de base de Mme Leroux a bondi de 7,6 % pour atteindre 915 712 $ en 2010, alors que sa prime annuelle est passée de 706 234 $ en 2009 à 1 million l'an dernier, pour une rémunération totale de 1,92 million.

En fait, la rémunération des cinq plus hauts dirigeants du groupe coopératif, en incluant les primes annuelles mais en excluant le programme d'intéressement à long terme, a crû globalement de 29,7 % en 2010.

Au cours de l'exercice qui a pris fin le 31 décembre, Desjardins a engrangé des excédents de 1,44 milliard, en hausse de 33,8 % par rapport à ceux de 1,07 milliard dégagés en 2009.

Même si elle est élevée, la rémunération des dirigeants du Mouvement reste relativement modeste par rapport à celle de leurs homologues des grandes banques. Le président et chef de la direction de la Banque Nationale, Louis Vachon, a reçu un salaire et une prime en argent totalisant 1,74 million au cours de l'exercice qui a pris fin le 31 octobre. Mais en ajoutant les attributions à base d'actions et d'options ainsi que la valeur de son régime de retraite, sa rémunération totale s'est élevée à 5,7 millions.

Depuis février, les fonctions de Mme Leroux ont quelque peu changé. La p.-d.g. se consacre désormais davantage au «rayonnement de lacoopération», aux grands dossiers stratégiques, au développement du Mouvement, à la gouvernance et à la motivation des employés qu'à la gestion au quotidien de Desjardins.

C'est désormais Marc Laplante, qui occupait jusque-là le poste de vice-président exécutif à la stratégie, à la performance et au développement, qui s'occupera des activités courantes à titre de premier vice-président exécutif à la direction.

Par ailleurs, le Mouvement Desjardins examinera cette année la pertinence de séparer les fonctions de président du conseil d'administration et de chef de la direction, que cumule actuellement Mme Leroux. Dans la plupart des grandes institutions financières canadiennes, ces fonctions sont occupées par deux personnes.
 
2 commentaires
  • Pierrette L. Ste Marie - Inscrit 6 avril 2011 07 h 22

    Pour qui se prend-on?

    Un écart extraordinaire entre le salarié et ces petits rois nègres . Leur environnement de travail est également une manifestation de leur perception d'eux-mêmes


    La Caisse populaire de mon enfance et du bas de laine des québécois est bien loin.

  • Jacques Cayouette - Inscrit 6 avril 2011 08 h 57

    Une honte

    Le fait que les banques soient sans scrupules n'oblige pas le mouvement Desjardins à suivre cette honteuse parade.

    Faut vraiment vivre sur une autre planète pour accepter que des gens reçoivent de tels salaires pendant que d'autres ont de la difficulté à joindre les deux bouts.

    J' ai travaillé 25 ans chez Desjardins,assez longtemps pour savoir que le mouvement s'est éloigné de sa mission première,qui était d'être un mouvement coopératif.

    On paie de tels salaires et pendant ce temps,on ferme des points de services,toujours par souci de rentabilité,ce qui permet de payer des gens des salaires astronomiques.

    Il serait bon que ces gens reviennent vivre avec le monde ordinaire sur la planète terre.

    Des fois je me désole de vivre dans cette société ou il y a tant d'inégalités sociale et ou c'est accepté avec autant de docilité.

    Jacques Cayouette
    St-Pascal

    O