En bref - La CSN tourne le dos à l'amiante

La CSN s'apprête à rompre avec la solidarité syndicale dans le dossier de l'amiante. Les délégués au conseil confédéral de la centrale, qui s'est ouvert mercredi à Montréal, seront appelés à se prononcer sur une résolution visant à cesser le développement de l'industrie de l'amiante au Québec.

La Confédération des syndicats nationaux recommandera ainsi de ne pas appuyer de nouveaux projets d'expansion des mines d'amiante, et de discuter avec les autres centrales de mesures de transition pour les travailleurs qui y oeuvrent encore. «Le temps est venu d'actualiser notre position», a déclaré en ouverture d'assemblée la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau. «Ce serait faire honneur à ceux qui sont morts et qui ont lutté pour la santé-sécurité que de rappeler que la vie d'un travailleur aussi bien indien que québécois ne peut être sacrifiée aveuglément au nom de l'emploi», a-t-elle ajouté. Il s'agit d'un virage à 180 degrés pour la centrale, qui avait appuyé l'utilisation sécuritaire de l'amiante chrysotile en 1997, à l'instar des autres centrales syndicales. La CSN estime maintenant qu'elle doit actualiser sa position à la lumière des données scientifiques les plus récentes. La centrale, qui ne compte pas de membres dans cette industrie, croit par ailleurs qu'il faut lancer un débat sur le bannissement éventuel de l'amiante.
2 commentaires
  • Francois - Inscrit 11 mars 2011 09 h 07

    Charest disait qu'il n'existait pas de danger

    On voit bien de quel côté se situe Charest. Il désapprouvait les consultations des médecins. Mais au fond il s'y connait pas vraiment et n'y toute recommandation qui contrevient à ses ambitions personnel.

    Ça fait plus tôt peur de voir un gouvernement contre dire même les élites de la faculté de médecine et de mettre la santé de la population encore en danger pour satisfaire les entreprises. Charest espère croître l'économie seulement il s'y prend très mal. On ne donne pas 1$ pour que ça rapporte 10 cent quand on peut en demander davantage. Développer au moins une économie rentable pour les citoyens du Québec pas une économie qui hypothèque le Québec. Mais cela vous l'avez pas démontré depuis que vous êtes au pouvoir.

  • Franfeluche - Abonné 11 mars 2011 13 h 20

    Ce serait faire honneur !

    En 1949, les travailleurs de la mine d'amiante Jeffreys ont fait la grève pour que leurs conditions de travail s'améliorent et qu'on en arrive à une utilisation sécuritaire de ce produit. On sait que cette grève a été très dure mais que, grâce à ces travailleurs, la mine Jeffrey peut aujourd'hui produire un minerai d'une façon sécuritaire pour ceux qui actuellement y travaillent.

    Pour utiliser votre expression,ne serait-ce pas de leur faire honneur que de continuer à faire en sorte que, tant au Québec que dans le reste du monde, on en arrive à une utilisation sécuritaire du chrysotile. Je me dis que, si cela a été possible chez nous à Asbestos et Thetford, ça peut l'être ailleurs.