Immobilier: la Chine veut punir les spéculateurs

Pékin — Le gouvernement chinois a promis d'intervenir pour freiner la hausse rapide du prix des terrains en punissant les responsables locaux et les promoteurs qui font monter les prix, tout en insistant sur la nécessité de construire davantage de logements sociaux.

Les prix élevés des terrains dans certaines villes sont une source d'inquiétude sur le plan social et placent le marché de l'immobilier dans une situation difficile, a estimé le ministère de la Terre et des Ressources naturelles dans un message posté sur son site internet dimanche soir.

«Les autorités foncières au niveau local doivent accorder la plus grande attention» à ces dérives et «intervenir pour ralentir la hausse trop rapide du prix des terrains», selon le ministère qui promet de renforcer la lutte contre la spéculation foncière.

À la campagne et particulièrement à la périphérie des villes, de plus en plus de paysans se plaignent de saisies faiblement compensées de leurs terres qui sont ensuite revendues au prix fort par les autorités, selon un récent rapport de l'Académie des sciences sociales.

Les autorités locales devront signaler au ministère tous les terrains vendus aux enchères plus de 50 % au dessus de leur mise à prix, ainsi que tous ceux vendus à des prix records, d'après le ministère de la Terre.

Les promoteurs qui construiront des appartements proposés au prix du marché sur des terrains destinés à des logements sociaux verront leurs parcelles et leurs revenus illégalement acquis confisqués, précise le communiqué.

Les prix de l'immobilier continuent à croître en Chine, bien qu'à un rythme moins élevé qu'il y a quelques mois, malgré les mesures prises depuis le printemps pour éviter la formation d'une bulle spéculative dans le secteur, comme l'exigence d'un minimum de 30 % de fonds propres pour obtenir un crédit.

En novembre, les prix des logements dans 70 grandes villes du pays ont progressé de 0,3 % sur un mois et de 7,7 % sur un an, selon les chiffres officiels.