Bilan de 2009 - Les travailleurs ont amélioré leur sort en dépit de la crise

Malgré la crise, la rémunération horaire moyenne des employés au Québec a augmenté de 3,8 % en 2009 pour s'établir à 20,80 $. Il s'agit de la plus importante hausse depuis le début de la décennie.

Il s'agit de l'une des conclusions annoncées dans le second numéro de l'Annuaire québécois des statistiques du travail, édition 2010, qui a été rendu public hier. Publié par l'Institut de la statistique du Québec, ce document permet de constater que la rémunération horaire moyenne, ainsi que le taux horaire du salaire minimum ont progressé en 2009, et ce, malgré la crise économique.

Parmi les autres données présentées dans le rapport, les femmes profitent d'une augmentation plus importante que celle des hommes, soit 4,1 %, pour s'établir à un taux horaire de 19,41 $. Leurs collègues masculins, s'ils n'obtiennent qu'une hausse de 3,7 %, sont toutefois toujours mieux payés que les femmes, avec un salaire horaire moyen de 22,19 $.

Du côté des secteurs d'emplois, c'est la fonction publique qui a vu ses salaires augmenter plus rapidement que ceux de l'entreprise privée en 2009. Par contre, entre 2001 et 2009, c'est plutôt le secteur privé qui a offert les meilleurs taux horaires, avec un gain de 25,5 %, comparativement à 23,7 % pour les employés de l'État. Au final, les employés du secteur privé ont vu leur pouvoir d'achat augmenter de 8,6 % au cours de cette période, comparativement à 7 % pour les fonctionnaires.

En 2009, finalement, le taux horaire du salaire minimum a augmenté de 6 %, pour s'établir à 8,83 $, soit la croissance la plus importante de 2001 à 2009.

En ce qui concerne le nombre d'heures travaillées par semaine, celui-ci a faiblement diminué de 0,1 heure comparativement à 2008, pour se situer à 34,4 heures. La semaine habituelle de travail des employés à temps plein s'établit à 38,1 heures en 2009, soit une baisse d'une demi-heure par rapport à 2001, alors que celle des employés à temps partiel atteint 18,1 heures.

En 2009, le nombre de cessations d'emploi s'accroît par rapport à 2008. Cette hausse est uniquement attribuable aux cessations d'emploi involontaires (+ 42 900) puisque les cessations d'emploi volontaires diminuent (- 4900). Pour la première fois depuis le début de la période 2001-2009, chez les femmes, le nombre de cessations d'emploi involontaires est similaire à celui des cessations volontaires.

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D'après La Presse canadienne