Bonne fête Le Devoir et merci !

Mieux vaut tard que jamais, c'est à mon tour de souligner les 100 ans du Devoir. Pour un chroniqueur automobile, c'est un privilège d'écrire dans ce quotidien, le seul — et j'insiste sur ce point — où on peut écrire avec autant de liberté. Comprenez par là que la direction s'est toujours montrée imperméable aux pressions, directes ou indirectes, de la part de l'équipe des ventes ou des annonceurs.

J'écris dans Le Devoir depuis huit ans et jamais je n'ai été censuré. Il faut savoir que les constructeurs et chroniqueurs automobiles sont parmi les plus importants (sinon les plus importants) annonceurs dans les médias, écrits comme électroniques. Et plusieurs d'entre eux trouvent que j'ai la dent dure... Dommage pour eux: Le Devoir a choisi d'avoir un journaliste qui fait de la critique, et non des publireportages déguisés. À l'heure de la convergence et des empires médiatiques, l'indépendance journalistique d'un quotidien comme Le Devoir est précieuse, autant pour sa valeur que pour sa rareté. Pour un journaliste qui n'a pas encore perdu ses idéaux, écrire dans un tel journal est, je le répète, un privilège. Que je partage avec les lecteurs et lectrices du Devoir, les mieux informés au Québec.