Le TSX grimpe modestement

La Bourse de Toronto a engrangé de modestes gains hier grâce à la croissance des titres liés aux ressources naturelles et à celle de l'action de Research In Motion au lendemain de la publication de ses solides résultats trimestriels.

L'indice composé S&P/TSX a grimpé de 20,23 points pour clôturer à 13 201,46 points. Le dollar canadien a pour sa part retraité de 67 centièmes à 98,74 ¢US, le billet vert américain ayant progressé vis-à-vis des autres devises en raison des inquiétudes quant à la crise des dettes en Europe.

Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a perdu 7,34 points à 11 491,91 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a gagné 1,04 point à 1243,91 points et que l'indice composé du Nasdaq a pris 5,66 points à 2642,97 points.

La Bourse de New York se préparait à des transactions de plus en plus réduites à l'approche de Noël, après avoir engrangé quelques points au cours d'une semaine passée à patiner malgré le soutien d'indicateurs économiques encourageants aux États-Unis. Durant la semaine écoulée, l'indice Dow Jones a gagné 0,7 %. De son côté, le Nasdaq a grignoté 0,2 % et l'indice élargi Standard and Poor's 500, 0,3 %.

«Il y a eu un affrontement entre les bons indicateurs économiques et les inquiétudes ravivées au sujet de la zone euro», résume l'analyste Scott Marcouiller. De solides ventes au détail, une inflation très contenue et une production industrielle robuste aux États-Unis ont entretenu le moral des investisseurs.

Mais les craintes pour la santé budgétaire de la zone euro et les risques de contagion, assorties en contrepartie d'un renforcement du dollar, ont limité l'effet positif des indicateurs. «Il devient de plus en plus difficile d'ajouter aux gains», concède Marc Pado, de Cantor Fitzgerald.

Entre son point le plus bas et son pic depuis le 1er septembre, le S&P 500 a engrangé environ 15 %, un mouvement qui appelle en général une correction, note Marc Pado, soulignant la bonne résistance du marché. Depuis le début du mois, l'indice élargi n'a terminé que deux fois en baisse. «Les investisseurs sont rapides à l'achat dès qu'il y a un repli», relève également Scott Marcouiller.

«Le marché, qui a bien progressé, est vulnérable et il n'y a pas de catalyseur déterminant pour lui donner une direction. La révision des chiffres du PIB sera probablement le chiffre le plus important, mais je ne vois pas de raison de s'enthousiasmer outre mesure la semaine prochaine», indique Marc Pado. La troisième estimation des chiffres de la croissance américaine au troisième trimestre sera publiée mercredi.

Les investisseurs surveilleront par ailleurs les chiffres des ventes de logements anciens pour novembre mercredi et les logements neufs jeudi. Ce même jour seront publiées les chiffres des commandes de biens durables et ceux des dépenses et revenus des ménages en décembre.


Avec Agence France-Presse