30 milliards pour sauver les grandes sociétés américaines - Un sauvetage économique, dit Geithner

Washington — Le coût des aides publiques accordées par le gouvernement américain pour contrer les effets de la crise financière s'élèvera à moins de 1 % du PIB, soit considérablement moins que lors des précédentes crises systémiques, a déclaré hier Timothy Geithner, secrétaire au Trésor américain.

Il a assuré devant le Congressional Budget Office (CBO) que le Trésor prévoyait un retour positif du solde de ses prêts accordés aux banques, aux constructeurs automobiles, au marché de crédit et à AIG dans le cadre du plan Tarp (Troubled Asset Relief Program) de 700 milliards de dollars.

Timothy Geithner a dit que le coût de ce programme, initialement estimé à 350 milliards par le CBO devrait finalement représenter «une fraction de ce montant», puisque les investissements entrepris rapportent désormais des intérêts et des dividendes. Selon la dernière estimation du CBO, le coût net du Tarp s'élèverait à seulement 25 milliards. Le Trésor estime de son côté que la facture sera d'environ 30 milliards, incluant les gains qui seront générés par les investissements réalisés dans AIG.

Timothy Geithner a souligné que ce coût, équivalent à moins de 1 % du PIB américain, est «remarquablement bas» comparé aux précédentes crises bancaires de l'histoire. Il a ainsi rappelé qu'une étude du Fonds monétaire international (FMI) montre que le coût moyen de résolution des 40 crises bancaires comptabilisées depuis 1970 représentait en moyenne 13 % du PIB des pays concernés.

«Toutefois, le coût réel de la crise pour l'économie, impliquant des destructions d'emplois, de richesse et de croissance, est bien plus élevé. Mais les dégâts auraient été bien pires sans une réponse d'urgence du gouvernement», a-t-il souligné.