Mine Jeffrey - Tous les fils ne sont pas attachés

Québec — Muni depuis la semaine dernière d'un avis favorable à la relance d'une mine d'amiante, le gouvernement attend maintenant de nouvelles informations avant de décider s'il soutiendra ce projet controversé dans les Cantons-de-l'Est.

Le ministre du Développement économique, Clément Gignac, a déclaré cette semaine que le consortium qui propose de racheter Mine Jeffrey, à Asbestos, doit maintenant préciser ses besoins ainsi que l'identité de tous ses partenaires.

M. Gignac a expliqué qu'une demande de garantie de prêt de 58 millions avait d'abord été formulée à Québec par les propriétaires actuels de l'installation — Bernard Coulombe et un regroupement de travailleurs. Le ministre attend maintenant de nouvelles précisions des futurs acheteurs, qu'il a déjà rencontrés. «Moi j'ai rencontré les futurs propriétaires et ils sont en train de faire leur montage financier. Est-ce que ça va être une garantie de prêt de 58 millions, est-ce que ça va être un prêt moindre?»

Un porte-parole du consortium, Guy Versailles, a confirmé hier que la demande de garantie de prêt sera toujours de 58 millions.

M. Gignac a refusé de fixer un échéancier, affirmant que le consortium cherche toujours d'autres partenaires.
1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 16 décembre 2010 10 h 23

    Ça suffit

    Ça suffit les subventions aux industries mourantes, même quand le gouvernement, de quelque parti que ce soit, prétend le faire avec de bonnes intentions. Les propriétaires empochent la subvention, se payent de gros salaires, investissent à l'étranger, puis ils font faillite et ce sont les contribuables qui payent la note. Les libéraux qui ont vilipendé René Lévesque d'avoir nationalisé l'amiante dans les années '80 se préparent à faire la même chose en 2010 alors que cette industrie est encore plus proche d'expirer!
    Que les gouvernements se contentent de : 1) financer la recherche pertinente pour les industries de l'avenir, aussi bien dans des labos gouvernementaux que dans les universités; 2) encourager fiscalement et équitablement toutes les entreprises qui investissent; 3) payer 1) et 2) avec l'argent épargné en arrêtant de financer des moribonds.
    Ainsi des gagnants émergeront. Les gouvernements sont bien mal placés pour identifier de futurs gagnants; en fait les capitalistes ne font pas mieux en moyenne! Combien de commerces, d'entreprises ferment au bout de quelques années, mais c'est leur propre argent qu'ils risquent, pas celui des contribuables.