Raffinerie de Montréal: les syndiqués accusent Shell de se «comporter en voyou»

Les travailleurs soutiennent que Shell refuse de verser immédiatement des indemnités de départ aux employés licenciés de la raffinerie de Montréal-Est. <br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Les travailleurs soutiennent que Shell refuse de verser immédiatement des indemnités de départ aux employés licenciés de la raffinerie de Montréal-Est.

Shell «se comporte en voyou» en refusant de verser immédiatement des indemnités de départ aux employés licenciés de la raffinerie de Montréal-Est, ont accusé aujourd’hui les syndiqués.

Lors d’un point de presse, le président du syndicat local, Jean-Claude Rocheleau, a soutenu que Shell refusait de négocier les conditions de départ des quelque 300 employés qui perdront leur emploi, avec la cessation des activités de la raffinerie.

Shell a même prétendu qu’elle n’avait plus à traiter avec le syndicat à partir de mercredi, a déploré M. Rocheleau. La Commission des relations de travail a toutefois rendu une ordonnance lundi pour forcer l’employeur à reconnaître le syndicat.

Les syndiqués n’ont pas perdu espoir de relancer la raffinerie. Ils ont intenté plusieurs recours en justice qui seront entendus au cours des prochains mois.

Mais surtout, le syndicat presse la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, d’interdire à Shell de démanteler la raffinerie pendant l’hiver, rappelant que l’entreprise israélienne Delek est toujours intéressée à racheter l’établissement.

1 commentaire
  • Claude Archambault - Inscrit 30 novembre 2010 18 h 02

    pourquoi?

    Pourquoi juste parce qu'ils sont syndiqué auraient ils droit à plus que le minimum demandé par la loi? Et ils l'ont tous reçu l'avis et la loi permet à l,employeur d'exiger que les travailleurs travaillent durant la période de l'avis.

    Shell a raison de résister et cela au nom de ceux qui résistent aux syndicats et aussi pour clairement démontrer que les syndicats agressif qui font fermer les usines doivent en subir les conséquences et que les employés y pensent 2 fois avant d,accepter la FTQ ou la CSN et autres mafias syndicales.