Retour à l'équilibre budgétaire - Ottawa est sur la bonne voie, croit la TD

L'horizon que le gouvernement fédéral s'est donné pour rééquilibrer son budget, soit 2015, est adéquat et certaines provinces pourraient même prendre plus de temps pour revenir au déficit zéro, estime le président de la Banque TD.

Plongés dans le rouge en raison des dépenses rendues nécessaires pour stimuler une économie en récession, le Québec et l'Ontario, pour ne nommer que ces deux-là, entendent revenir à l'équilibre budgétaire en 2013-2014 et 2018-2019 respectivement.

«Je crois que l'échéancier que propose le gouvernement fédéral pour retrouver l'équilibre budgétaire est à peu près juste. Je crois aussi que les provinces devraient se fixer des dates cibles claires pour ce même objectif, peut-être moins rapprochées dans certains cas, mais tout de même réalistes», a dit Ed Clark devant les membres du Cercle canadien de Montréal.

«Certains diront qu'étant donné la croissance ralentie de l'économie, il faut introduire de nouvelles mesures de relance ou alors retarder encore les compressions. D'autres diront que notre situation est bien meilleure que celle d'autres pays et qu'il est donc moins urgent d'éliminer le déficit du Canada. Je ne suis pas de cet avis», a-t-il ajouté.

Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, vient d'entamer les consultations prébudgétaires. Au cours des dernières années, Ottawa a misé beaucoup sur les baisses d'impôt des entreprises. En début de semaine, il a dit qu'il n'y aurait aucune nouvelle dépense gouvernementale «pouvant entraîner un déficit plus élevé et de nouvelles taxes».

Les libéraux ont déjà fait valoir qu'ils annuleraient les baisses d'impôt pour rediriger ces fonds vers certains programmes sociaux.

La dernière visite d'un patron de la TD à Montréal remontait à 2007. M. Clark a profité de l'occasion pour rappeler que sa banque tente actuellement d'arracher de nouvelles parts de marché, ce qui représente un défi énorme compte tenu de la domination du Mouvement Desjardins et de la Banque Nationale.

La Banque TD contrôle environ 6 % du marché, mais M. Clark a dit que l'établissement voudrait voir ce chiffre grimper à 10 %. Elle a ouvert 25 succursales depuis 2005, portant le total à 105. Prié de dire si le vrai problème n'était pas que le nom de la TD est une abréviation de Toronto-Dominion, M. Clark a répondu que selon ses études, l'identité de la marque est bonne.

Il a aussi fait brièvement allusion à certains défis de société, qui comprennent selon lui le financement du système de santé. M. Clark n'a pas voulu dire quel rôle le privé et l'utilisateur-payeur devraient jouer dans l'équation, se limitant à dire qu'il faut une «conversation adulte» à ce sujet.