L'économie américaine prend du mieux à l'approche de Noël

Photo: Agence France-Presse (photo) Justin Sullivan

Washington — La situation économique semble s'améliorer aux États-Unis. Des données publiées hier indiquent en effet une hausse des revenus des ménages et de leurs dépenses de consommation, de même qu'une diminution du nombre de nouvelles demandes de chômage.

D'après le gouvernement américain, le revenu moyen a crû de 0,5 % en octobre, après être demeuré stable en septembre. Avec plus d'argent en poche, les consommateurs ont dépensé plus. La hausse des ventes au détail a atteint 0,4 % en octobre comparativement à 0,3 % le mois d'avant.

L'inflation de base a par ailleurs ralenti pour s'établir 0,9 % le mois dernier. Elle avait atteint 1,2 % en septembre. Elle demeure inférieure à la cible de la Réserve fédérale américaine, qui vise une hausse des prix oscillant entre 1,5 et 2 %, en rythme annualisé.

Autre signal positif, les demandes hypothécaires en vue d'acheter une résidence ont augmenté la semaine dernière à leur niveau le plus élevé depuis mai, selon l'Association des courtiers hypothécaires. La hausse d'une semaine à l'autre a été de 14,4 %.

Finalement, le département du Travail a indiqué que le nombre de nouvelles demandes de chômage avait baissé de 34 000 pour se chiffrer à 407 000 la semaine dernière. Le nombre de nouveaux chômeurs inscrits en une semaine a chuté aux États-Unis au plus bas depuis juillet 2008, soit juste avant le début de l'éclatement de la crise financière mondiale, selon des chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail.

Cette annonce intervient six jours après le rejet par la Chambre des représentants d'une proposition pour prolonger un dispositif d'allocations étendues pour les chômeurs de longue durée, qui devrait priver des centaines de milliers de personnes de ces prestations.

Seule ombre au tableau: les commandes de biens durables ont décliné de 3,3 % le mois dernier. Il s'agit de sa plus importante baisse depuis janvier 2009. La chute a été particulièrement brutale pour les biens non reliés à la défense, qui ont enregistré une diminution de 4,5 % de leurs commandes.

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Avec Agence France-Presse