Nouveau responsable des ventes chez Bombardier

Alors que le marché s'impatiente de plus en plus devant la minceur relative du carnet de commandes de la CSeries, Bombardier Aéronautique a annoncé hier la nomination d'un nouveau vice-président responsable des ventes et du marketing pour le secteur des avions commerciaux.

Chet Fuller apportera «un point de vue différent» aux équipes de vente de l'avionneur et mettra un accent particulier sur la famille CSeries d'appareils de 110 à 149 places, a déclaré le président de Bombardier Avions commerciaux, Gary Scott, dans un communiqué.

Ancien haut dirigeant de GE Aviation, M. Fuller compte 25 ans d'expérience dans les secteurs de l'aéronautique et du transport aérien. Il a également travaillé pour Honeywell Aéronautique, ATA Airlines et la Marine américaine. Selon M. Fuller, qui doit prendre ses nouvelles fonctions le 13 décembre, les avions CSeries sont «appelés à changer le visage de l'aviation commerciale».

La nomination de Chet Fuller survient alors qu'Airbus s'apprête à annoncer une remotorisation des appareils de sa famille A320 afin de mieux concurrencer la CSeries. La semaine dernière à Toulouse, un dirigeant de l'avionneur européen a donné plus de détails sur le projet A320 NEO (New Engine Options), laissant planer peu de doutes sur les intentions d'Airbus.

Les clients pourront choisir entre le moteur PurePower de Pratt & Whitney, déjà sélectionné par Bombardier pour la CSeries, et le Leap-X de CFM International. Les futurs avions comporteront en outre des ailettes baptisées «Sharklet». Le tout se traduira, selon Airbus, par des économies de carburant pouvant atteindre 15 %.

Dans une note publiée hier, l'analyste Benoit Poirier, de Valeurs mobilières Desjardins, reconnaît que l'arrivée de l'A320 NEO raccourcira de six ans à deux ans la période pendant laquelle Bombardier pourra prétendre être le seul constructeur à proposer un avion plus efficace sur le plan énergétique. M. Poirier convient que l'action de Bombardier pourrait souffrir de l'annonce d'Airbus, mais il continue de croire que la CSeries pourra capturer 25 % du marché des avions de 100 à 149 places.