Y a-t-il un risque de contagion?

Après la Grèce et l'Irlande, le Portugal, l'Espagne, voire l'Italie et la France? C'est la grande peur de la zone euro, de l'Union, mais aussi des États-Unis qui ont demandé, la semaine dernière, aux Européens d'agir «très, très vite». Ce n'est pas un hasard si la péninsule ibérique a fait pression sur l'Irlande pour qu'elle demande l'aide de l'Union, afin de ne pas être emportée à son tour par la panique des marchés.

Pourtant, le Portugal n'est pas dans la même situation que l'Irlande ou la Grèce: ses banques sont saines et bien contrôlées et il multiplie les efforts budgétaires pour ramener son déficit public dans des limites acceptables. De même, l'Espagne a adopté une politique d'austérité convaincante qui lui a permis de ne plus être mis dans le même wagon que le Portugal. Elle a aussi entrepris une restructuration de son secteur bancaire touché de plein fouet par l'explosion de la bulle immobilière. Mais la nervosité des marchés est telle que tout est possible. Cela étant, l'argent disponible dans les différents fonds européens est amplement suffisant pour faire face aux besoins de financement de tous les pays de la périphérie de la zone euro pendant trois ans, ce qui devrait suffire à calmer l'angoisse des investisseurs.