Poussée de croissance inattendue en Grande-Bretagne

Des piétons déambulent dans Oxford Street, à Londres. Des statistiques rendues publiques hier montrent que l’économie britannique a connu une croissance beaucoup plus forte que prévu au cours du troisième trimestre.<br />
Photo: Agence France-Presse (photo) Carl Court Des piétons déambulent dans Oxford Street, à Londres. Des statistiques rendues publiques hier montrent que l’économie britannique a connu une croissance beaucoup plus forte que prévu au cours du troisième trimestre.

Londres — L'économie britannique a crû quasiment deux fois plus que prévu au troisième trimestre, montrent les statistiques provisoires publiées hier, éloignant les perspectives de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire par la Banque d'Angleterre à moyen terme.

Saluant une économie saine et diversifiée, qui fait preuve de souplesse en matière de politique monétaire et budgétaire, l'agence Standard & Poor's a par ailleurs relevé la perspective du pays de négative à stable, tout en confirmant son triple A.

Selon l'Office national de la statistique (ONS), le PIB a augmenté de 0,8 % sur le trimestre, notamment grâce au secteur de la construction. Cette hausse est moindre que celle constatée au deuxième trimestre (+1,2 %).

La croissance «est bien plus élevée que prévu. Il sera certainement plus difficile pour le comité de politique monétaire de décider de nouvelles mesures d'assouplissement quantitatif dès la réunion de novembre», a estimé Alan Clarke, économiste pour BNP Paribas.

Sur un an, le PIB a augmenté de 2,8 %, la plus forte hausse en trois ans, après avoir progressé de 1,7 % au trimestre précédent. Ces estimations dépassent nettement les anticipations des économistes interrogés par Reuters qui tablaient sur une croissance de 0,4 % par rapport au trimestre précédent et de 2,4 % sur un an.

Si on considère ensemble les deuxième et troisième trimestres, le Royaume-Uni a connu son semestre de plus forte croissance depuis les six premiers mois de 2000.

Toutefois, la croissance devrait ralentir l'année prochaine en raison de l'impact du plan d'austérité particulièrement sévère engagé par le gouvernement britannique et le ralentissement de la reprise du secteur de la construction qui a porté la croissance au troisième trimestre. La production annuelle dans le secteur de la construction a progressé de 11 %, sa plus forte croissance depuis le premier trimestre 1988.