Flaherty appréhende une reprise économique inégale dans le monde

Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty.
Photo: Agence Reuters Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty.

Séoul, Corée du Sud — Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a affirmé qu'Ottawa s'inquiète de la fragilité et de la répartition inégale de la reprise économique mondiale, même s'il estime que le Canada n'a pas laissé trop de plumes dans la crise financière.

Le ministre Flaherty a expliqué dimanche qu'il était fondamental que les pays membres du G20 maintiennent le cap sur les réformes économiques mondiales afin que l'économie globale soit placée «sur une trajectoire viable».

Il a aussi averti que la demande dans les pays industrialisés risquait de rester assez faible en raison des taux de chômage élevés et de l'instabilité des marchés financiers, entre autres.

Ces commentaires ont été faits un jour après que Jim Flaherty eut rencontré ses homologues du G20, en Corée du Sud, en prévision du sommet des chefs des gouvernements du G20 qui débutera le 11 novembre, à Séoul.

Samedi, les délégués du G20, qui représentent 85 % de l'économie mondiale, se sont engagés à agir contre la dévaluation des devises afin de ne pas créer de disputes commerciales qui pourraient nuire à la reprise mondiale.

Le ministre Flaherty a prévenu les dignitaires des dangers que représentaient les dévaluations monétaires et a condamné les pays qui agissent en ne prenant que leur propre intérêt en compte.

«Sans une coordination permanente pour solutionner les problèmes de l'économie mondiale, il existe un risque significatif que des pays mettent en oeuvre des mesures unilatérales qui perturbent le marché, comme l'inflexibilité monétaire et l'interventionnisme dans les taux de changes», a-t-il déclaré dimanche.

L'entente entre les pays du G20 est intervenue alors que les observateurs craignaient une guerre de devises entre les économies de la planète, dans laquelle les économies feraient baisser le cours de leur monnaie pour les avantager face aux concurrents. Ce phénomène pourrait faire augmenter significativement les mesures protectionnistes et mettre à mal l'économie mondiale.

Bien que l'accord ait été salué hier par les responsables et les experts, il ne pourrait constituer qu'une poignée de main symbolique si le G20 ne réussit pas à créer un système de mise en oeuvre viable.