Occasion donnée à la Caisse d'investir davantage dans les aéroports britanniques

Même si la possibilité d'élever sa participation dans la British Airports Authority (BAA) vient de s'ouvrir, il n'est pas question pour la Caisse de dépôt et placement de discuter publiquement de sa stratégie de placement.

La Caisse de dépôt est l'un des trois actionnaires de BAA, qui possède et exploite six aéroports, soit Heathrow, Stansted, Aberdeen, Edinburgh, Southampton et Glasgow. Les deux autres partenaires sont la société espagnole Ferrovial, qui investit dans des infrastructures de transport, et le gouvernement de Singapour.

Reprenant un communiqué paru vendredi en Europe, La Presse canadienne a écrit hier que Ferrovial a décidé de faire passer sa participation d'environ 56 % à 46 %. À travers Britannia Airport Partners, la Caisse détient une tranche de 26,5 %, alors que Singapour se situe à 17,65 %.

Les 2,4 milliards que la Caisse a mis sur la table pour sa participation dans BAA en 2006 constituent un des grands investissements de son histoire. En 2000, elle avait fait un chèque de près de 2,5 milliards pour épauler Quebecor dans son projet d'acquérir Vidéotron.

«Il s'agit d'un investissement dans une société à capital fermé, donc on ne peut pas en discuter», a dit Maxime Chagnon, porte-parole de la Caisse, qui gère le portefeuille de retraite du secteur public de même que ceux de la Régie des rentes, des travailleurs de la construction, de la SAAQ et de la CSST. La Caisse de dépôt ne commente pas des «transactions qui pourraient ou non être considérées», a ajouté M. Chagnon.

Une bonne partie des revenus proviennent des tarifs aéroportuaires que BAA exige de la part des transporteurs qui se servent des installations pour desservir leurs clients.

Mais la participation dans BAA n'a pas été de tout repos. L'an dernier, la Commission de la concurrence a formulé un certain nombre d'inquiétudes concernant la position dominante de BAA dans le monde aéroportuaire et lui a ordonné de se départir de trois aéroports, dont Stansted et Gatwick [vendu depuis].

Et en mai 2010, le plan visant à doter Heathrow d'une troisième piste d'atterrissage et d'un nouveau terminal a été mis en veilleuse après de multiples manifestations de mécontentement de la part du maire de Londres, du gouvernement et de groupes écologistes.

Ferrovial entend se servir du produit de sa vente pour rembourser sa dette. La compagnie n'a cependant pas l'intention de cesser d'être un partenaire de sitôt. «Heathrow est un des meilleurs actifs d'infrastructure au monde, et sa résilience a été démontrée par le contexte économique actuel», a dit la compagnie.
 
1 commentaire
  • Roland Berger - Inscrit 26 octobre 2010 17 h 09

    Oui, oui, oui...

    Après une perte de 40 milliards, le nouveau dirigeant de la Caisse a promis plus d'investissements au Québec, tels les aéroports de Grande-Bretagne. Vive Charest et ses soins-soins.
    Roland Berger