Le G20 n'a pas influencé la Bourse

La Bourse de Toronto a peu évolué, hier, la vigueur des sociétés minières ne venant pas à bout de la prudence des investisseurs à l'ouverture d'une rencontre des ministres des Finances du G20 en Corée du Sud.

L'indice composé S&P/TSX a gagné 1,95 points, à 12 601,18 points, tandis que le dollar canadien a laissé des précédents gains pour retraiter de 6 centièmes, à 97,38 ¢US. Les investisseurs tendaient l'oreille aux discussions du G20 autour des tensions sur la valeur des monnaies qui pourraient affecter le commerce mondial.

Les marchés new-yorkais ont connu une séance mitigée. La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a perdu 14,01 points, à 11 132,56 points, tandis que l'indice composé Nasdaq a progressé de 19,72 points, à 2479,39 points. L'indice élargi S&P 500 a gagné 2,82 points, à 1183,08 points.

Bien que noyée sous un déluge de résultats, la Bourse de New York s'est hissée à des niveaux proches de ses plus hauts de l'année, avant de connaître la semaine prochaine les premières estimations sur la croissance aux États-Unis au troisième trimestre. Sur la semaine écoulée, l'indice Dow Jones a engrangé 0,6 %, après avoir fini jeudi à un nouveau plus haut depuis le début de l'année. Le Nasdaq a gagné 0,4 % et l'indice élargi Standard and Poor's 500, 0,6 %.

Malgré cette progression, les commentaires des analystes étaient mitigés. «Les résultats se sont révélés plutôt solides, mais ce que l'on a vu au cours des derniers trimestres, c'est que lorsque le marché boursier progresse en préparation de la saison des résultats, sa performance tend à être timide au cours de la saison. Ce modèle s'est répété», note Dan Greenhaus, de Miller Tabak.

Les investisseurs auront encore beaucoup de chiffres à analyser la semaine prochaine. La valse des résultats se poursuit, avec une journée très chargée jeudi. Côté indicateurs, ils devront patienter jusqu'à la toute fin de semaine pour connaître la première estimation de la croissance américaine au troisième trimestre, qui sera certainement le chiffre le plus attendu.

«Les prévisions de PIB ont été constamment revues en hausse ces dernières semaines et le niveau auquel il s'établira va aider à enflammer le débat sur l'assouplissement quantitatif» consistant à injecter des liquidités dans le système bancaire, estime Dan Greenhaus. Les attentes d'intervention de la banque centrale américaine pour soutenir l'économie du pays restaient en effet latentes dans le marché, remises en cause à chaque publication d'indicateurs.

En attendant la prochaine réunion de la Fed, le 3 novembre — lendemain des élections législatives aux États-Unis — le marché a continué de bénéficier de la faiblesse du dollar.

«Le risque maintenant c'est que des mouvements importants, comme un raffermissement du dollar, puissent avoir un effet négatif sur le marché, ou alors qu'il y ait d'autres surprises: que les républicains n'obtiennent pas d'aussi bons résultats qu'attendu, que la Fed décide d'attendre une réunion de plus avant de prendre des mesures», explique Gregori Volokhine.