Le huard à 48 centièmes de la parité

Le dollar canadien valait presque autant que la devise américaine hier. À la fermeture des marchés domestiques, le dollar clôturait à 99,52 ¢US, en hausse de 57 centièmes.

Cette poussée du dollar canadien correspond à un déclin de la valeur de la devise américaine sur les marchés internationaux. Elle coincide aussi avec une augmentation du prix des matières premières, pétrole en tête.

Hier matin, à Londres, l'once d'or valait 1358,50 $US par rapport à 1348,50 $US la veille. À New York il a progressé de 23,80 $US, à 1369,50 $US l'once. Pour leur part, les prix du pétrole ont nettement progressé hier à New York, le baril accrochant la barre de 83 $US, soutenu par la baisse du dollar, des perspectives plus positives sur la demande d'or noir, et des importations chinoises record.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en novembre a terminé à 83,01 $US, en progression de 1,34 $US par rapport à la veille.

Les prix sont montés grâce à «une combinaison d'appétit pour le risque et d'actualité spécifique au marché du pétrole», a indiqué Matt Smith, de Summit Energy.

Le repli du dollar a de nouveau profité aux prix de l'énergie. Les attentes d'intervention de la banque centrale américaine, renforcées mardi après-midi par les minutes de la dernière réunion de la Fed, pesaient sur la monnaie américaine, affaiblie par la perspective d'injections massives de liquidités. Les investisseurs se réfugiaient dans des actifs plus tangibles, comme les matières premières, pour se protéger du risque de dépréciation de la monnaie.

Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu en hausse de 300 000 barils par jour sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2010 et 2011, après avoir constaté une demande plus forte que prévu cet été dans les pays développés.

L'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) est allée dans le même sens dans son rapport mensuel également publié hier, en relevant légèrement ses prévisions de croissance de consommation mondiale, à +1,7 million de barils par jour pour 2010. L'EIA a en plus relevé ses prévisions de prix pour le dernier trimestre de l'année, à 79 $US le baril en moyenne contre 77 $US précédemment.

Enfin, le marché pétrolier a été soutenu par les chiffres des importations chinoises de brut, qui ont atteint un niveau record en septembre, a souligné Matt Smith.

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Avec Agence France-Presse

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