Le TSX termine la semaine sur une bonne note

La Bourse de Toronto a terminé la séance d'hier sur une bonne note, profitant de la publication de meilleures données que prévu au sujet des commandes de biens durables aux États-Unis, ce qui a amélioré les perspectives pour la demande pour le pétrole et les métaux.

L'indice de référence du parquet torontois, le S&P/TSX, a gagné 103,07 points pour clôturer la séance avec 12 204,86 points, tandis qu'un recul du dollar américain a permis au huard de s'apprécier de 79 centièmes à 97,5 ¢US.

Les commandes de biens durables aux États-Unis ont chuté de 1,3 % le mois dernier. Mais en excluant le secteur des transports, ces mêmes commandes ont en fait progressé de 2 %.

Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a gagné 197,84 points à 10 860,26 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a pris 54,14 points à 2381,22 points et que l'indice élargi S&P 500 a avancé de 23,84 points à 1148,67 points.

La Bourse de New York a enchaîné une quatrième semaine de hausse, retrouvant ses niveaux du printemps, malgré le constat mitigé de la Réserve fédérale sur l'économie américaine, et commence à se tourner vers le prochain rapport sur l'emploi. Sur la semaine écoulée, l'indice Dow Jones a engrangé 2,4 %, son plus haut niveau de clôture depuis le 12 mai. Le Nasdaq a gagné 2,8 % et l'indice élargi Standard and Poor's 500 2,1 %.

«La semaine a commencé avec l'annonce de la date officielle de la fin de la récession. Cela a redonné du coeur à l'ouvrage aux investisseurs» , rappelle Gregori Volokhine, de Meeschaert New York. La nette hausse enregistrée lundi, puis celle de vendredi pour clôturer la semaine, ont permis à Wall Street de poursuivre sa belle progression de la fin de l'été.

La semaine a surtout été marquée par le pessimisme de la Réserve fédérale, dont le comité de politique monétaire s'est réuni mardi. Il a ouvert la porte à de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire et révisé à la baisse les perspectives de l'économie américaine, laissant un goût mitigé au marché. «L'effet de la Fed a été extrêmement net sur le dollar» en premier lieu, remarque Gregori Volokhine: l'euro a en effet bondi d'un peu plus de 1,30 dollar mardi à près de 1,35 dollar hier.

Une situation qui est favorable au marché boursier américain pour de nombreux secteurs, en particulier les gros exportateurs, note M. Volokhine, mais aussi parce que les actifs américains deviennent moins chers pour les investisseurs munis d'autres devises.

Les propos de la Fed, qui n'a dans l'immédiat rien changé à sa politique monétaire, n'ont toutefois pas levé l'incertitude importante qui pèse sur les marchés. «C'est toujours très volatil, très fragile, même si le marché monte sur les indicateurs meilleurs qu'attendu», souligne Lindsay Piegza, de FTN Financial.