Des ingénieurs réclament un fonds d'efficacité énergétique

Le Réseau des ingénieurs revient à la charge avec sa proposition de créer un Fonds national d'efficacité énergétique, estimant que c'est le moment idéal pour le faire.

L'organisation avait formulé cette proposition, quoique moins élaborée, l'an dernier. Elle revient à la charge cette année, ayant peaufiné sa suggestion et estimant que le moment est venu, dans le cadre du débat qui a cours sur le gaz et les différentes formes d'énergie.

Son président, François Granger, a rencontré la presse, hier à Montréal, pour donner des précisions sur ce projet de fonds encourageant l'efficacité énergétique.

Ce fonds obtiendrait son financement de départ à même les ressources du Fonds vert, déjà mis sur pied par le ministère de l'Environnement et du Développement durable pour financer des projets verts. Le Fonds vert est alimenté par les redevances sur les hydrocarbures et a été mis sur pied dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques. Le fonds énergétique obtiendrait la collaboration d'institutions financières pour offrir des prêts à taux d'intérêt avantageux, garantis par le gouvernement, aux entreprises, industries, institutions et commerces qui voudraient réduire leur consommation d'énergie. Les projets d'efficacité énergétique soumis pourraient viser une flotte de véhicules, par exemple, ou le procédé de fabrication d'une industrie.

«Le momentum, on pense, est maintenant, pour revenir présenter cette proposition au public, au gouvernement, aux grands acteurs en efficacité énergétique», a opiné M. Granger.

Le Réseau des ingénieurs fait le pari que son Fonds national d'efficacité énergétique s'autofinancerait au bout d'un certain temps, les entreprises étant aptes à rembourser le prêt obtenu grâce aux économies d'énergie réalisées. «Le bas taux d'intérêt va permettre aux entreprises d'arriver à un retour sur l'investissement qui soit dans les normes, donc les entreprises vont y trouver leur compte, mais le fonds aussi va y trouver son compte, parce que finalement, ce fonds-là va s'autofinancer», a avancé M. Granger.
1 commentaire
  • jpz - Abonné 22 septembre 2010 12 h 40

    Point d'information

    La Mission du FEÉ ne touche pas la combustion du gaz naturel qui est du domaine du PGEÉ. Le but du FEÉ est de mieux utiliser l'énergie en diminuant les pertes thermiques des installations ou des bâtiments. De consommer moins d'énergie en utilisant l'énergie solaire ou géothermique ou en récupérant l'énergie avant qu'elle soit rejetée aux égouts ou dans la nature.

    La provenance du gaz ou de la source énergétique est neutre que ce soit le méthane de décomposition des déchets enfouis ou de la méthanisation des déchets organiques provenant de la collecte des déchets ou des résidus agricoles ou forestiers ou des biocarburants venant des graisses animales.
    Que le gaz naturel distribué par Gazmétro proviennent de l'ouest ou de l'est tout comme l'électricité hydaulique ou éolienne, le but principal est de d'utiliser moins et mieux l'énergie, diminuer les pertes énergétiques "arrêter de chauffer ou d'éclairer inutilement la planète", Proprement en considérant le développement durable ; ainsi l'électrification du réseau ferroviaire principal est urgent et souhaitable pour diminuer les émissions polluantes et satisfaire les exigences de réductions de CO 2. Ensuite diminuer le transport lourd routier qui consomme beaucoup plus que le transport ferroviaire et maritime.