Transport aérien: des pertes de près de 25 milliards $US

Washington — Le secteur des transports aériens a perdu près de 25 milliards $US en 2001 et 2002, a indiqué hier le président de l'Association internationale pour le transport aérien (IATA) Giovani Bisignani lors de l'ouverture de la 56e assemblée annuelle de l'IATA à Washington.

«En 2002 les compagnies membres de l'Association ont perdu 3,8 milliards sur leurs services internationaux, et sur deux ans cela représente une perte de plus de 14 milliards. Si on y inclut les pertes sur le trafic intérieur, au niveau mondial le secteur a perdu près de 25 milliards en 2001 et 2002», a annoncé M. Bisignani.

«Dans ses efforts en vue de plus d'efficacité le secteur déplore la perte de 400 000 emplois», a-t-il ajouté, en rappelant que des «noms célèbres tels que Swissair, Air Afrique, Ansett, Sabena et TWA ont disparu».

«Notre secteur a été frappé par les quatre cavaliers de l'Apocalypse», a-t-il estimé en citant successivement «l'impact des attentats du 11 septembre 2001, le ralentissement de l'économie mondiale, l'Irak et le SRAS qui ont été dévastateurs».

L'IATA compte 273 compagnies aériennes de 143 pays.

Une autre donnée dévoilée hier indique cette fois que le trafic des compagnies aériennes européennes a baissé de 4,7 % en avril par rapport au même mois en 2002, sous l'effet de la guerre en Irak et de l'épidémie de pneunomie atypique, a annoncé l'AEA, l'association des compagnies aériennes européennes.

Le trafic vers le Moyen-Orient a chuté de 27,7 %, et celui avec l'Asie, de 21,4 %, selon les statistiques de l'AEA. Le trafic intra-européen a reculé de 3,4 %, les vols intérieurs, de 0,4 %, et le marché de l'Atlantique Nord n'a progressé que de 0,9 %, alors qu'il aurait dû «se redresser fortement» par rapport à celui d'avril 2002 encore marqué par les conséquences des attentats du 11 septembre aux États-Unis, selon l'AEA.

Sur les quatre premiers mois de 2003, le recul du trafic est de 0,3 % par rapport à la même période de l'année dernière.

Les statistiques de l'AEA recouvrent les performances d'une trentaine de compagnies aériennes européennes, mais pas celles des compagnies à bas tarif qui n'appartiennent pas à l'association.