Pfizer va éliminer 6000 postes

New York — Le groupe pharmaceutique Pfizer va supprimer 6000 postes, 18 % de ses effectifs, dans ses 78 usines au cours des cinq ans à venir, alors qu'il consolide ses activités après le rachat l'année dernière de son concurrent Wyeth.

Le numéro un mondial du secteur a annoncé qu'il allait fermer huit usines en Irlande, à Porto Rico et aux États-Unis d'ici la fin 2015 et réduire la voilure dans six autres usines situées dans ces pays, mais également en Allemagne et en Grande-Bretagne. Pfizer disposait de 40 usines avant d'en acquérir près d'une quarantaine d'autres en rachetant Wyeth.

Les laboratoires concernés sont spécialisés dans la fabrication de comprimés tranditionnels, de traitements injectables, de médicaments issus des biotechnologies et de produits de santé de grande consommation.

Le groupe américain avait annoncé en novembre qu'il allait fermer six sites de recherche et supprimer des emplois aux États-Unis et en Grande-Bretagne dans le cadre de l'absorption de Wyeth. «Nous avons un réseau complexe d'usines avec des excès de capacité qui nuisent à nos coûts», a déclaré Nat Ricciardi, qui dirige les activités de fabrication de Pfizer.

Selon lui, le laboratoire peut devenir plus compétitif, à la fois dans ses activités et dans ses pratiques tarifaires. Il a assuré que les fermetures d'usines et les suppressions de postes ne visaient pas de manière disproportionnée les anciens actifs et salariés de Wyeth, soulignant que des usines et des salariés de Pfizer étaient également concernés.

Pfizer a précisé qu'il était en bonne voie pour atteindre quatre à cinq milliards de dollars d'économies de coûts d'ici 2012 grâce au rachat de Wyeth. Ces mesures sont notamment destinées à compenser les pertes de revenus qui seront imputables à la perte de son exclusivité sur le Lipitor qui tombera dans le domaine public fin 2011.