Changements climatiques - Les assureurs trouvent que cela coûte cher

Les changements climatiques coûtent cher aux assureurs de dommages et le numéro un de l'industrie au pays, Intact, presse les gouvernements d'agir davantage en la matière.

Le président et chef de la direction de l'entreprise torontoise, le Québécois Charles Brindamour, ne demande pas à Ottawa d'établir des cibles ambitieuses de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il souhaite toutefois que les administrations publiques prennent des mesures pour réduire l'impact des changements climatiques.

Il faut dire qu'en 2009, les conditions météorologiques défavorables qui ont frappé l'Ontario et l'Alberta ont entraîné des pertes de quelque 140 millions pour Intact. Les dommages causés par l'eau sont maintenant plus importants que ceux découlant du feu. Bien sûr, ce sont les consommateurs qui écopent.

«Les primes en assurance habitation sont à la hausse afin de mieux refléter les risques posés par la fréquence grandissante des tempêtes violentes et les précipitations accrues occasionnées par les changements météorologiques», a admis M. Brindamour à l'occasion de l'assemblée annuelle des actionnaires d'Intact, qui s'est déroulée hier à Montréal.

L'assureur incite les gouvernements à se doter d'outils d'évaluation des risques climatiques propres à chaque région, à moderniser les réseaux d'aqueduc et d'égouts pluviaux, à adopter des normes de construction plus strictes et à sensibiliser la population aux mesures d'adaptation aux changements climatiques.