TMX s'oppose à Alpha pour des questions éthiques, selon Thomas Kloet

Toronto — Le Groupe TMX, le gestionnaire de certaines des plus grandes places boursières du Canada, a répété hier son opposition à la plateforme rivale Alpha, mise sur pied par les grandes banques canadiennes.

Le chef de la direction de TMX, Thomas Kloet, a déclaré lors d'une conférence téléphonique que le système Alpha Trading soulevait des questions de conflit d'intérêts entre les banques qui en sont propriétaires et les entreprises dont les titres y sont inscrits.

«Quand nous inscrivons des compagnies (à la cote) et quand les compagnies répondent à nos normes, nous devons prendre plusieurs décisions difficiles [...] concernant plusieurs questions qui entourent l'admission en bourse», a-t-il expliqué. «Je crois personnellement qu'une entité contrôlée indépendamment des banques [...] est mieux placée pour prendre ces décisions qu'une entitée contrôlée par les banques d'investissement qui proposent cette inscription.»

M. Kloet a toutefois refusé de dire s'il pourrait être intéressé à faire l'acquisition d'Alpha, de manière à se débarrasser d'un rival ennuyeux. Toute acquisition, a-t-il dit, «devrait représenter une occasion qui répond à un besoin stratégique et génère de la valeur pour les actionnaires».

«Nous étudierions n'importe quoi qui s'avère à la fois stratégique et générateur de valeur, et logique pour nos actionnaires et pour le progrès des marchés canadiens des capitaux», a ajouté M. Kloet.

Un peu plus tôt, TMX a annoncé que son bénéfice du premier trimestre est passé à 49,1 millions, en hausse de 14 %. Le bénéfice correspond à 66 ¢ par action avec des revenus de 139,7 millions. Le Groupe TMX dit avoir profité d'une hausse marquée des premiers appels publics à l'épargne à Toronto, tout comme d'une augmentation des volumes sur le marché montréalais des produits dérivés.

Le trimestre correspondant en 2009 marquait toutefois le creux d'une correction boursière entamée dans les derniers mois de 2008, dans le cadre d'une crise économique mondiale.

L'entreprise avait généré des revenus de 136,8 millions au premier trimestre de 2009, en l'absence quasi totale de PAPE. Son bénéfice net avait été de 42,9 millions ou 58 ¢ par action.