La Banque Laurentienne choisira ses créneaux

À droite, le président et chef de la direction de la Banque Laurentienne, Réjean Robitaille, lors de  l’assemblée annuelle des actionnaires tenue hier.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir À droite, le président et chef de la direction de la Banque Laurentienne, Réjean Robitaille, lors de l’assemblée annuelle des actionnaires tenue hier.

La Banque Laurentienne entend miser sur des créneaux précis pour assurer sa croissance, tels que le financement pour le secteur immobilier, les cartes de crédit ainsi que les services aux petites et moyennes entreprises.

«Nous ne pouvons pas tout faire pour tout le monde», a déclaré le président et chef de la direction, Réjean Robitaille, à l'occasion de l'assemblée annuelle des actionnaires tenue hier.

Il a précisé que la Laurentienne, septième plus grande banque au pays, va d'abord se concentrer sur le marché québécois, mais qu'elle n'exclut pas de prendre de l'expansion ailleurs au Canada. «Nous avons des bureaux à travers le Canada dans les grandes villes», a dit M. Robitaille à propos de la division immobilière de la banque, qui réalise 60 % de son chiffre d'affaires à l'extérieur du Québec. «Parce que certains de nos concurrents ont décidé de se retirer de ce marché au début de l'année dernière, nous avons profité de l'occasion pour offrir du nouveau financement à leurs clients», a-t-il précisé.

Réjean Robitaille croit de plus que la Laurentienne dispose encore d'un bon potentiel de croissance au Québec pour ses activités de cartes de crédit. Il mise aussi sur le recrutement de nouveaux clients parmi les petites et moyennes entreprises.


Vote sur la rémunération

D'autre part, les actionnaires de la Laurentienne ont voté quasi unanimement en faveur du programme de rémunération des principaux dirigeants. Les actionnaires se sont prononcés à 99,1 % en faveur du programme en place, à l'occasion d'un vote non contraignant.

La Laurentienne est la troisième des grandes banques canadiennes à permettre à ses actionnaires de se prononcer sur la rémunération des principaux dirigeants. Les actionnaires sont ainsi appelés à dire s'ils approuvent ou désapprouvent la politique en place.

Toutes les grandes banques canadiennes se sont engagées à tenir de telles consultations, qui demeurent néanmoins non contraignantes, puisqu'il appartient toujours aux conseils d'administration de décider de la rémunération des hauts dirigeants.

Les banques ont malgré tout affirmé qu'elles feraient de leur mieux pour respecter la volonté des actionnaires. Outre la Laurentienne, les banques CIBC et Royale ont vu leurs actionnaires se prononcer en faveur des programmes mis en place.

«La rémunération des dirigeants est un art qui est extrêmement difficile à maîtriser», a dit le président du conseil de la Laurentienne, Denis Desautels, aux actionnaires.

«Nous sommes néanmoins convaincus que les programmes présentement en place répondent à la fois aux attentes des actionnaires et à celles de la banque et de ses dirigeants», a-t-il ajouté.