Marchés boursiers - Toronto clôture à son plus haut niveau de l'année

La Bourse de Toronto a clôturé hier à son plus haut niveau depuis le début de l'année, après la publication de données démontrant qu'un moins grand nombre d'emplois que prévu ont été perdus le mois dernier aux États-Unis.

L'indice composé S&P/TSX a avancé de 150,17 points pour terminer à 11 975,14 points, après que le département du Travail américain eut indiqué que l'économie avait cédé 36 000 emplois le mois dernier, soit bien moins que les 50 000 pertes d'emplois attendues par les analystes.

Le dollar canadien a avancé de 1 centième pour clôturer à 97,04 cents US.

Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a avancé de 122,06 points à 10 566,2 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq, à forte composante technologique, s'est apprécié de 34,04 points à 2326,35 points et que l'indice élargi S&P 500 a grimpé de 15,73 points à 1138,7 points.

La Bourse de New York, qui a profité de plusieurs bons indicateurs économiques, notamment les chiffres mensuels de l'emploi américain, aura bien moins de publications à se mettre sous la dent la semaine prochaine pour confirmer sa progression hebdomadaire. «L'humeur du marché s'est améliorée en premier lieu parce qu'il semble que l'économie n'ait pas autant souffert du mauvais temps qu'on ne le pensait», souligne Hugh Johnson, de Johnson Illington Advisors, au vu des récents indicateurs portant sur le mois de février, marqué par différentes tempêtes de neige qui ont paralysé la côte est des États-Unis.

Sur la semaine écoulée, l'indice Dow Jones a engrangé 2,3 %. Le Nasdaq a progressé de 3,9 % et l'indice Standard and Poor's 500 de 3,1 %.

Le marché a connu un début et une fin de semaine très enthousiastes. Le mois de mars a aussi commencé par plusieurs annonces ou propositions de rachats. «Les activités de fusions-acquisitions montrent bien que l'économie se redresse, cela reflète la confiance dans les équipes de direction, un désir de rester compétitif, de gagner en avantage stratégique alors que la reprise se met en place», souligne John Stoltzfus, de Ticonderoga Securities.

Hésitante en milieu de semaine, notamment après les commentaires mercredi de la Réserve fédérale américaine dans son livre beige sur la lenteur de l'amélioration de l'économie du pays, la Bourse a connu une fin de semaine plus convaincante grâce à des chiffres de l'emploi moins mauvais qu'attendu, même si le taux de chômage s'est maintenu à 9,7 %.

Le marché reflète «le processus de normalisation» que sont en train de vivre les économies mondiales, estime John Stoltzfus, alors que les autorités retirent progressivement leurs mesures de soutien mises en place pendant la crise. «Dans le processus de transition de la crise à la normalité, il y aura des opportunités accrues pour les investisseurs, mais aussi de la volatilité», prévient tout de même l'analyste.