Plan Nord - 50 milliards pour développer l'énergie

Baie-Comeau — Le gouvernement du Québec prévoit investir 50 milliards dans la filière énergétique à l'intérieur du Plan Nord.

La vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a indiqué hier devant des gens d'affaires de Baie-Comeau, sur la Côte-Nord, que son gouvernement prévoit commander une production supplémentaire de 3500 mégawatts, pour ajouter aux 4500 déjà inclus dans la construction des centrales La Romaine et Petit-Mécatina et dans le suréquipement du complexe Manic-Outardes.

Mme Normandeau a aussi confirmé l'appui de son gouvernement aux projets éoliens et hydroliens qui devraient constituer 14 % de l'énergie additionnelle. Selon ses mots, le Québec ambitionne de devenir la première puissance mondiale en énergies propres, alors qu'il occupe présentement le troisième rang.

La majeure partie de cette somme sera liée à la construction de nouvelles centrales hydroélectriques.

Selon Radio-Canada, Nathalie Normandeau prévoit que l'ensemble des projets devrait se réaliser au cours des 20 prochaines annés.

Si les projets de la rivière Romaine et Petit-Méca-tina sont connus depuis un bon moment, Nathalie Normandeau estime que d'autres rivières pourraient être harnachées. «Ce qui est clair, c'est qu'il y a un beau potentiel qu'on peut mettre ici en valeur», a soutenu la ministre des Ressources naturelles.

Toujours selon Radio-Canada, Nathalie Normandeau croit par ailleurs qu'un compromis est possible quant à l'installation de nouveaux barrages sur la rivière Magpie. Cette position va toutefois à l'encontre d'une des recommandations du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE). Selon le BAPE, aucune autre centrale ne doit être construite sur la rivière afin de la préserver.

Le critique de l'opposition péquiste, Luc Ferland, rétorque que jusqu'à maintenant, le Plan Nord est un fourre-tout qui recycle des projets déjà annoncés comme celui de la rivière Mécatina. Ce ne sont que des intentions, estime M. Ferland, et non un véritable plan de développement.