Économie américaine - La forte croissance masque les faiblesses

Washington — Le chiffre de la croissance économique des États-Unis au quatrième trimestre a été révisé en hausse, hier, mais cette amélioration masque les faiblesses d'une économie américaine encore fortement dépendante des efforts de relance du gouvernement et de la banque centrale.

Sur les trois derniers mois de l'année, le PIB américain a crû de 5,9 % en rythme annuel par rapport au trimestre précédent, selon la deuxième estimation du département du Commerce. Cependant, si la croissance s'est effectivement renforcée pendant les trois mois d'automne —la hausse du PIB avait été de 2,2 % au troisième trimestre —, les nouveaux chiffres du ministère sont, à de nombreux égards, moins bons que ceux de sa première estimation publiée fin janvier.

Variation des stocks

L'essentiel de la révision est dû à des effets comptables de variations des stocks. Presque toutes les composantes du PIB sont moins bonnes que lors de la première esti-

mation, à commencer par la consommation des ménages, moteur traditionnel de l'économie américaine, qui a ralenti plus qu'annoncé initialement, pour n'augmenter que de 1,7 %, après une hausse de 2,8 % au troisième trimestre. La contribution du commerce extérieur à la croissance et la hausse de l'investissement des ménages dans l'immobilier apparaissent moins élevées que dans la première estimation. Quant à la baisse de la dépense publique, elle se révèle plus forte.

Surtout, la demande totale des entreprises et des ménages ressort plus faible, avec une hausse de 1,9 % seulement en rythme annuel.