Les conclusions du comité dénoncées

Classe moyenne étranglée: Pour la présidente et porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, «après deux premiers fascicules plutôt vagues, cette fois-ci, MM. Fortin, Montmarquette, Gagné et Godbout ont fait le pari de la clarté. Leur solution à la crise des finances publiques? Faire payer la classe moyenne, les personnes à bas revenus et les étudiants. Il suffisait d'y penser», a-t-elle ironisé.

- Une vraie catastrophe

À la CSN, le trésorier Pierre Patry s'en est pris à la recommandation de limiter la croissance des dépenses de programmes à 2,5 %. «Des compressions de cette ampleur impliquent qu'aucune mission de l'État ne sera épargnée: santé, éducation, environnement, développement économique et régional, culture, etc.»

- Statu quo intenable

À l'inverse, pour la p.-d.g. de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Françoise Bertrand, «ne rien faire nous amènerait inexorablement vers une société appauvrie. [...] La productivité constitue un moyen privilégié pour que le Québec puisse continuer de créer de la richesse.»
5 commentaires
  • Michel Caisse - Inscrit 23 février 2010 07 h 45

    Et pourtant, il y a de la richesse

    La classe moyenne croule sous les dettes, tout le monde le dit. Les étudiants ?
    déjà endettés, souvent issus de la classe moyenne, et en plus on ne diplôme pas plus qu'il y a 40 ans; inacceptable, la richesse est de ce côté là. Mais alors qui a l'argent ? J'entends les ténors des milliardaires dire que les gens riches ne peuvent pas payer, ils sont si peu. Peut-être, mais ils détiennent les 3/4 des richesses, leurs salaires sont scandaleux et je ne crois pas qu'une surtaxe sur les salaires dépassant 300,000 nuirait à l'alimentation de ces gens. La taxe Tobin cherche à freiner la spéculation boursière et de plus, à elle seule, elle pourrait sortir le Québec et le Canada de leurs déficits respectifs. Pourquoi toujours taper sur les gagne-petit ? parce qu'ils ne possèdent pas de médias ?

  • Mario Tremblay - Abonné 23 février 2010 08 h 14

    Et tout le monde sait que ...

    Pour augmenter la productivité, il suffit de mettre à pied quelques dizaines de milliers de travailleurs ... et de payer un bonus à l'équipe qui aura fait la job.

  • Claude Saint-Laurent - Inscrit 23 février 2010 08 h 27

    La Richesse

    Créer de la richesse... Pourquoi, pour qui, par qui? Pour les riches et pour un peuple qui n'existera que pour et par sa consommation. Nous avons donné nos votes aux capitalistes libéraux, à un conservateur qui rêvait d'être premier ministre du Canada. Un jour qui n'est pas loin, l'âme,le coeur : notre langue ne sera plus que folklore. En attendant, nous vivons d'illusions.

  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit 23 février 2010 09 h 07

    Honni soit qui mal y pense

    La productivité est le mot repoussoir de tous les syndicats de la fonction publique qui aiment répéter que "faire plus avec moins" n'est que de la poudre aux yeux. J'ai vu les deux côtés de la médaille, public et privé, et je peux vous dire que la productivité existe au sens fort, dans le secteur privé. En même temps, j'affirmerais qu'une productivité accrue du côté de la fonction publique viendra d'abord d'une transformation de ses modes de gestion et de ses gestionnaires, pas en coupant encore, sans imagination, dans les rangs de ses employés. Mais je n'y crois pas beaucoup: les hauts fonctionnaires dans les ministères visés sauront, comme par le passé, "neutraliser" les interventions du gouvernement en vue du changement. Les syndicats des employés nantis, accumulant leurs heures en regardant l'horloge, n'ont qu'à attendre, les gestionnaires feront le travail de sape pour eux. Quant à une tarification accrue, bravo, ce serait la seule façon de modifier les comportements des "bénéficiaires", jamais satisfaits et voulant toujours plus. Qu'on aime ou pas l'entendre, cette demande incessante pour des nouveaux services vient de la classe moyenne,.

  • - Abonné 23 février 2010 17 h 32

    Frais de scolarité

    Étrange… on ne parle que des frais de scolarité trop bas au Québec par rapport à ce qui se passe dans les autres provinces et aux États-Unis.
    Hormis Paul Krugman, chroniqueur économique au New York Times, on ne mentionne jamais qu'en France les étudiants universitaires n'ont aucuns frais de scolarité à payer. On ne mentionne pas non plus que la France se retrouve avec un taux de diplomation beaucoup plus élevé que celui du Canada ou des États-Unis.
    La Révolution tranquille est bel et bien terminée, on considère maintenant l'éducation non plus comme un investissement, mais comme une dépense.
    J'en ai marre de cette société néolibérale!