Assemblée annuelle des actionnaires de Transcontinental - D'autres mises à pied ne sont pas exclues

Pour maintenir sa rentabilité, Transcontinental misera sur ses imprimeries plus modernes.
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Pour maintenir sa rentabilité, Transcontinental misera sur ses imprimeries plus modernes.

L'imprimeur et éditeur Transcontinental prévoit une très faible croissance du secteur de l'impression en 2010 et devant cette situation, il n'exclut pas de nouvelles mises à pied. Rien de comparable toutefois à la saignée de l'année dernière, alors que l'entreprise montréalaise a licencié 2000 de ses employés — dont la moitié aux États-Unis — et fermé plusieurs imprimeries.

Pour maintenir sa rentabilité alors que les revenus demeureront stables, Transcontinental misera sur ses imprimeries les plus modernes, au détriment des plus anciennes. Au cours des trois dernières années, l'entreprise a investi quelque 600 millions dans de l'équipement moderne.

«On ne peut pas acheter 600 millions de dollars d'équipements et les laisser à l'arrêt», s'est justifié le président et chef de la direction de Transcontinental, François Olivier, à l'issue de l'assemblée annuelle des actionnaires de l'entreprise. «On a des équipements qui vont à 100 milles à l'heure et qui requièrent cinq employés et on en a encore qui roulent à 30 milles à l'heure et qui prennent 12 personnes. C'est évident que les actifs les plus neufs de Transcontinental vont être favorisés dans les quatre ou cinq prochaines années et c'est aussi ce qui va se passer dans notre industrie globalement.»

M. Olivier veut défaire la perception selon laquelle le secteur de l'imprimerie n'a plus d'avenir. «L'imprimé reste un élément important de toute stratégie de communication, de vente et de marketing, ainsi que du monde de l'information et de la culture, mais en complémentarité avec les nouveaux médias.»

Selon lui, l'achat de l'imprimeur montréalais World Color Press par l'américain Quad/Graphics n'aura aucun impact sur Transcontinental. Cette dernière domine largement le marché canadien n'a que très peu d'activités aux États-Unis, où sont concentrées celles de World Color. «Cette transaction-là, c'est une bonne chose pour l'industrie, a même affirmé François Olivier. L'industrie a besoin de consolidation, surtout aux États-Unis.»