Loblaw investit, mais voit ses bénéfices reculer

Toronto — Loblaw affirme que ses investissements dans les technologies et dans sa chaîne d'approvisionnement vont continuer d'affecter à la baisse ses profits à court terme, alors que la plus importante chaîne de magasins d'alimentation au pays poursuit une restructuration de ses activités devant s'échelonner sur plusieurs années.

Loblaw, qui a fait état hier d'un recul de 13,2 % de son bénéfice net au quatrième trimestre, a indiqué que ses dépenses en immobilisations devraient être maintenues à environ 1 milliard, mais que ses investissements auraient une incidence défavorable sur le bénéfice d'exploitation d'environ 185 millions, par rapport à l'an dernier.

L'entreprise a éprouvé des ennuis lorsqu'elle a commencé à proposer à sa clientèle davantage d'appareils électroniques, d'articles d'ameublement et de vêtements afin de faire concurrence à de gros détaillants tels que Walmart.

«Nous continuons d'aller de l'avant, mais il y a encore plus à faire. Les deux prochaines années, soit les deux dernières années de notre programme de renouvellement, seront les plus difficiles jusqu'à présent», a déclaré le président et vice-président du conseil de Loblaw, Allan Leighton, lors d'une conférence téléphonique organisée pour discuter des résultats trimestriels de l'entreprise.

La chaîne de magasins d'alimentation, qui détient notamment les bannières Loblaws, Maxi et Provigo, a annoncé hier avoir enregistré un bénéfice net de 165 millions au quatrième trimestre. Ce résultat est inférieur à celui de 190 millions réalisé lors du trimestre correspondant il y a un an, mais cette période comptait une semaine de plus.

Le bénéfice par action a chuté de 14,3 %, étant passé de 70 ¢ à 60 ¢, tandis que les ventes du trimestre ont diminué de 5,6 %, à 7,3 milliards, contre 7,7 milliards lors de la période de 13 semaines terminée le 3 janvier 2009.

La compagnie a investi 12 millions dans son programme de réorganisation au quatrième trimestre.

Le bénéfice net par action de Loblaw pour la période de 52 semaines de 2009 a été de 2,39 $, en hausse de 18,9 % par rapport à celui de la période de 53 semaines de l'exercice 2008. Les ventes ont légèrement reculé de 0,2 % en 2009, tandis que celles des magasins ouverts depuis au moins un an ont diminué de 1,1 % comparativement à l'exercice précédent. Toutefois, lorsque comparées sur une base de 52 semaines d'une année à l'autre, et en ne tenant pas compte des coûts non récurrents, les ventes générales ont augmenté de 1,6 %.