Piscines Val-Morin devant ses créanciers

Délaissée par sa banque dans une conjoncture économique difficile, Piscines Val-Morin entend soumettre une proposition d'arrangement à ses créanciers, invités en assemblée extraordinaire le 22 février. En cas de faillite, les créanciers ordinaires perdront plus de 2 millions, ce qui comprend plus de 500 000 $ en acomptes de clients.

Selon les documents du syndic Aberback Lapointe obtenus hier des mains d'un créancier, les créanciers ordinaires de Piscines Val-Morin sont conviés à une assemblée générale le 22 février. Une proposition d'arrangement leur sera soumise prévoyant un remboursement, étalé sur trois ans, équivalant à 25 % de la créance non garantie, évaluée à quelque 1,8 million (sans les acomptes des clients). Le succès de l'opération repose sur deux conditions. Qu'une majorité de créanciers ayant droit de vote se prononce favorablement. Et que les créanciers votant pour représentent au moins les deux tiers en valeur pécuniaire des créanciers s'étant prononcés sur la proposition.

Le syndic recommande d'accepter l'offre. Advenant son rejet, l'option de la faillite prévoit un remboursement de loin inférieur, soit de moins de 14 % ou de 353 265 $, sur une créance globale de 2,6 millions (y compris les acomptes des clients de 516 039 $).

Les propriétaires de Piscines Val-Morin disent avoir mis 300 000 $ à la disposition de l'entreprise. Ils ont mentionné avoir reçu, l'automne dernier, un avis de leur banque annonçant son retrait complet. Selon les documents du syndic, l'entreprise a dégagé des profits minimes en 2007 et 2008, mais affiché une perte d'opération de 2,6 millions au cours de l'exercice clos le 30 novembre. Cette perte traduit une diminution importante des ventes. Elle renferme une dévaluation des inventaires de 1,2 million et une provision pour mauvaises créances de 267 000 $.

Outre sa restructuration financière, qui prévoit le remboursement des créanciers garantis, le versement sur trois ans de 450 000 $ aux créanciers ordinaires et l'injection de 300 000 $ par les propriétaires garantie par les actifs, l'entreprise entend se retirer de lignes de produits à faible rentabilité (piscines hors terre et meubles de jardin) et réduire sa taille, en résiliant les baux de la succursale de Dorion et du siège social de ville Saint-Laurent.

Il n'a pas été possible de s'entretenir avec un responsable de l'entreprise hier.