L'année sera plus rose pour les PME mais...

Même si un nombre croissant d'entreprises entrevoient 2010 avec un optimisme renouvelé, notamment chez les PME québécoises, elles sont toujours nombreuses à croire que la lutte pour la survie n'est pas encore gagnée.

C'est du moins ce qui se dégage d'un sondage international mené pour le compte d'Ernst & Young auprès de quelque 900 hauts dirigeants et membres de conseils d'administration. Pas moins de 53 % des répondants s'entendent pour dire que le grand défi sera de «survivre à 2010».

«Ne vous y trompez pas, la conjoncture est loin d'être revenue à la normale», insiste d'ailleurs Robert Tousignant, leader canadien, secteur chaîne d'approvisionnement, chez Ernst & Young. D'où la persistance d'un «optimisme tiède». Les deux tiers des répondants estiment ainsi que le retour à la croissance des revenus ne se matérialisera pas avant une année, voire deux. Et un total de 49 % des répondants disent avoir l'intention de traquer la croissance, étant donné l'incertitude des perspectives de relance dans leur marché.

M. Tousignant précise toutefois que «les perspectives sont certainement plus positives, puisque 34 % des répondants au sondage espèrent pouvoir tirer parti de nouvelles possibilités cette année, contre seulement 19 % en janvier 2009».

Les PME du Québec sont elles aussi plus optimistes, selon ce qu'on constate à la lecture de l'Indice de confiance PME, produit par le Fonds de solidarité FTQ, en collaboration avec Léger Marketing. Il se situe désormais à 71 points sur 100, en constante remontée, après être descendu sous les 50 au cours de 2009. Ce premier indice de 2010 démontre donc «un optimisme engagé mais prudent» des PME pour l'avenir de leur entreprise et des PME en général.

Reste que 43 % des entreprises québécoises sondées subissent encore les contrecoups de la crise économique, ce qui laisse une mince majorité de 52 % des PME qui considèrent en être définitivement sorties. Le recrutement de la main-d'oeuvre (59 %) et le coût des opérations (46 %) demeurent les préoccupations principales des dirigeants québécois.