La première banque de Suisse renoue avec les bénéfices

Genève — La première banque suisse, UBS, a renoué avec les bénéfices au quatrième trimestre 2009, après quatre trimestres consécutifs de pertes importantes. Mais malgré ce résultat supérieur aux attentes, les retraits d'argent ont continué, reflétant la perte de confiance de la clientèle.

UBS expliquait hier dans un communiqué avoir enregistré un bénéfice net de 1,2 milliard de francs suisses, après une perte nette de 9,58 milliards de francs suisses il y a tout juste un an, au quatrième trimestre 2008.

La banque finit ainsi l'année 2009 sur une perte nette de 2,74 milliards de francs suisses. Et les retraits d'argent ont dépassé les 147 milliards de francs suisses sur l'année, un phénomène dû partiellement à l'amnistie fiscale en Italie et beaucoup au litige qui l'oppose aux États-Unis. Fin décembre, UBS gérait un fonds de quelque 2233 milliards de francs suisses.

Que les chiffres soient finalement meilleurs que prévus s'expliquent en partie par le crédit d'impôt dont a bénéficié la banque au quatrième trimestre. Et les analystes de la Banque cantonale de Zurich l'attribuent également à une baisse de ses provisions pour risque.

Le patron de l'UBS, Oswald Grübel, se dit convaincu, dans le communiqué, que la confiance des clients va revenir avec le retour à la rentabilité et que la réputation de l'établissement va s'en trouver restaurée.

La transformation de la banque est en cours et «les progrès accomplis dans l'amélioration de l'efficacité, la réduction des risques, la remise sur pied et le recentrage des activités devraient déployer leurs effets dans les trimestres à venir». Ces 12 derniers mois, UBS a réduit ses effectifs de 16 %, avec 3790 personnes en mois, sur un total de plus de 65 000, diminué ses coûts fixes de 20 milliards de francs suisses et mis en place un plan d'économies.