La valeur nette nationale diminue

La dette des ménages, sous forme de prêts hypothécaires et de crédit à la consommation, a continué d’augmenter au troisième trimestre.
Photo: Agence France-Presse (photo) Joe Raedle La dette des ménages, sous forme de prêts hypothécaires et de crédit à la consommation, a continué d’augmenter au troisième trimestre.

Ottawa — La valeur nette nationale du Canada au troisième trimestre a diminué de 75 milliards pour s'établir à 5,9 billions, ce qui s'explique en grande partie par un accroissement de la dette extérieure nette du Canada, indiquent des données publiées par Statistique Canada, hier.

Le patrimoine national a reculé de 37 milliards, alors que la dette nette extérieure s'est accrue de 39 milliards. Par secteur, la valeur nette nationale a reculé du côté des entreprises et des administrations publiques, mais a crû au niveau des ménages.

Le secteur des ménages a donc enregistré une hausse de 127 milliards entre le deuxième trimestre et le troisième trimestre à mesure que les marchés boursiers se redressaient, alors que les secteurs des entreprises et des administrations publiques ont affiché, respectivement, des reculs de 172 milliards et 29 milliards.

Durant le troisième trimestre 2009, la valeur nette des ménages par habitant a progressé de 1,8 % pour se situer à 168 800 $, soit un montant toujours inférieur au sommet atteint au deuxième trimestre 2008 (179 000 $), a souligné Statistique Canada.

Pour sa part, la dette des ménages, sous forme de prêts hypothécaires et de crédit à la consommation, a continué d'augmenter au troisième trimestre. La chute des taux hypothécaires ainsi que l'accroissement des ventes de maisons existantes et des rénovations ont soutenu la croissance de la demande de prêts hypothécaires, a expliqué l'agence fédérale. En outre, la vigueur des achats d'automobiles a entraîné une hausse supplémentaire du crédit à la consommation.

Le ratio d'endettement des ménages en proportion de leur valeur nette est demeuré relativement inchangé, mais le passif du secteur des particuliers est passé de 1,39 billion à 1,41 billion, pour une augmentation de 1,6 %, ce qui a fait augmenter le ratio d'endettement des ménages en proportion de leur revenu de 2 points de pourcentage pour le porter à 145 %.

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