Marchés boursiers - L'or tire Toronto à la hausse

La Bourse de Toronto a clôturé en hausse, hier, en dépit de la publication de données catastrophiques sur l'emploi aussi bien au Canada qu'aux États-Unis. L'indice composé S&P/TSX a avancé de 69,72 points, à 11 250,42.

Le dollar canadien a cédé 83 centièmes, à 93 ¢US, quand plus de 43 000 emplois ont été perdus au Canada le mois dernier, alors que les économistes anticipaient la création de 10 000 nouveaux postes. Le taux de chômage au pays a bondi de deux deuxièmes de point, à 8,6 %.

La Bourse de Toronto termine en progression de 3,1 % pour la semaine, essentiellement grâce à la performance solide des titres aurifères, après avoir plongé de 4,1 % la semaine dernière. Le secteur aurifère du TSX s'est apprécié à lui seul de 11,4 % cette semaine, quand l'once d'or a avancé de 6,40 $US pour établir une nouvelle marque à 1095,70 $US. Le baril de pétrole a laissé couler 2,19 $US, à 77,43 $US.

Les places new-yorkaises ont clôturé en légère progression, la moyenne industrielle Dow Jones prenant 17,46 points, à 10 023,42. L'indice composé Nasdaq a avancé de 7,12 points, à 2112,44, tandis que l'indice élargi S&P 500 ajoutait 2,67 points, à 1069,3.

Bien remise en selle après avoir surmonté des chiffres du chômage pourtant mauvais, la Bourse de New York risque de rester indécise la semaine prochaine, sous l'influence de deux camps opposés sur la direction que va prendre un marché. «La semaine a été un bon exemple de la détermination à la fois des partisans de la hausse et de ceux de la baisse sur leurs positions à court terme», explique Sam Stovall, de Standard and Poor's.

Après deux semaines de repli, l'indice phare de Wall Street, le Dow Jones a nettement rebondi, montant sur la semaine écoulée de 3,2 %. Le Nasdaq, à dominante technologique, a gagné 3,3 % et l'indice élargi Standard & Poor's 500 a pris 3,2 %.

Depuis qu'il travaille sur les marchés, John Stoltzfus, de Ticonderoga Securities, explique n'avoir jamais vu une telle division entre les deux camps qui observent l'état de l'économie. Certains pensent que le marché va poursuivre sa hausse, d'autres estiment que la reprise de la croissance est en retard par rapport au rebond du marché, le condamnant à une correction avant qu'il puisse poursuivre sa course.

Reste à savoir si l'élan retrouvé par le marché, qui a raccroché le Dow Jones aux 10 000 points pour la première fois depuis le 22 octobre, pourra se maintenir dans les prochains jours, peu animés en terme d'indicateurs. Il faudra attendre vendredi la publication de l'indice de confiance des consommateurs de l'université du Michigan pour le mois de novembre. Les prix à l'importation (octobre) et la balance commerciale (septembre) seront publiés le même jour.

Le marché «a besoin d'un nouveau catalyseur, que ce soit des prévisions des entreprises, des données économiques ou tout développement dans l'activité de fusion-acquisition», qui reprend après une période de sommeil pendant la crise, explique John Stoltzfus.

À voir en vidéo