Charest et Weinberg demandent un délai

Les fondateurs de Cinar, Micheline Charest et Ronald Weinberg, demandent un délai supplémentaire de six mois pour terminer de payer l'amende d'un million chacun dont ils ont écopé dans la foulée des scandales entourant l'entreprise.

En mars 2002, la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) avait condamné le couple Charest-Weinberg à payer un million chacun en trois versements, soit 250 000 $ le 15 avril 2002, 250 000 $ le 15 septembre 2002 et 500 000 $ le 15 mars 2003. Le délai demandé par les ex-dirigeants de Cinar concerne le troisième versement.

Les autorités de la CVMQ vont rencontrer les avocats du couple Charest-Weinberg ce matin avant de décider si un délai leur est accordé. Si les commissaires de la CVMQ refusent de prolonger le terme du paiement, une poursuite pourrait être intentée. «Plusieurs situations sont possibles», a commenté Barbara Timmins, porte-parole de la CVMQ, en refusant de préciser les possibilités.

En plus de l'amende, la CVMQ avait interdit au couple de siéger au conseil d'administration de Cinar ou de toute entreprise inscrite en Bourse d'ici 2007.

Micheline Charest et Ronald Weinberg ont fondé Cinar, une maison de production d'émissions de télévision pour enfants, en 1984. Le couple, qui a été forcé de quitter la compagnie à la suite des scandales qui secouent l'entreprise depuis quatre ans, possède encore un bloc de cinq millions d'actions qui leur confèrent le contrôle de 64 % des votes. La gestion des actions du couple a été confiée à un fiduciaire, Robert Després, un ancien sous-ministre au ministère du Revenu du Québec dans les années 1960.

Évincer Després

Par ailleurs, les actionnaires minoritaires de Cinar redoublent d'efforts afin d'évincer M. Després, qui agit également à titre de président du conseil de l'entreprise, et à qui on reproche de ne pas en faire suffisamment pour trouver un acheteur pour Cinar.

Robert Chapman, le porte-parole des actionnaires minoritaires de Cinar, soutient avoir identifié un candidat pour succéder à Robert Després, mais il devra d'abord obtenir l'approbation de la CVMQ pour procéder.