Trois repreneurs pour Christian Lacroix

Christian Lacroix en 1999 en des jours plus heureux
Photo: Christian Lacroix en 1999 en des jours plus heureux

Paris — L'administrateur judiciaire chargé du dossier de la maison de couture Christian Lacroix, en redressement judiciaire depuis début juin, a indiqué hier avoir reçu trois offres de reprise, dont une du groupe italien Borletti associé au couturier lui-même.

«On a trois offres», a déclaré Régis Valliot à l'AFP. L'offre «émanant du groupe Borletti associé à M. Christian Lacroix lui-même» est «une pré-offre qui reste à parfaire» d'ici fin août, mais elle est «engageante», a précisé Valliot.

Le groupe Borletti détient notamment la chaîne italienne de grands magasins La Rinascente et, avec la Deutsche Bank, a acquis en 2006 les magasins Le Printemps (groupe PPR). Le cabinet de conseil Bernard Krief Consulting (BKC) a bien déposé une offre comme il l'avait annoncé, mais elle est «peu satisfaisante tant sur le plan financier que sur le plan social», a indiqué Régis Valliot.

«Deux inconnus qui n'ont pas de projet» ont fait une offre «pour un euro» jugée «inconsistante» par l'administrateur judiciaire. Un quatrième candidat s'est désisté, a-t-il ajouté.

BKC s'est dit prêt hier à améliorer son offre de reprise, tant sur le plan de l'emploi que sur celui du développement de la maison de haute couture.

Le cabinet «attend d'examiner l'offre de plan de continuation des actionnaires américains [actuels], les frères Falic, pour améliorer sa propre offre», a-t-il indiqué dans un communiqué. Ces «améliorations» seront «effectuées au cours du mois d'août», avant une décision finale du tribunal de commerce de Paris «en septembre».

Les candidats à la reprise de la maison Lacroix, qui a subi en 2008 10 millions d'euros de pertes pour un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros, avaient jusqu'à hier pour déposer leurs offres de reprise.

La maison de couture, propriété depuis 2005 du groupe américain Falic, spécialisé dans le duty free, avait annoncé fin mai être en cessation de paiement, frappée par «la crise financière mondiale qui touche de manière significative le domaine du luxe».