Parc-sur-Rivière - Un bijou d'avant-garde dans un écrin de forêt

Le projet Parc sur rivière se développera aux abords de la rivière Yamaska Centre, dans un espace offrant simultanément un havre de verdure et la proximité des commerces et des services de Bromont.
Photo: Le projet Parc sur rivière se développera aux abords de la rivière Yamaska Centre, dans un espace offrant simultanément un havre de verdure et la proximité des commerces et des services de Bromont.

En cette ère spectaculaire de boom immobilier à Bromont, les pancartes «Condo à vendre» pullulent aux alentours des rues de la municipalité. Le projet Parc-sur-rivière entend se démarquer de l'offre locale et même internationale par son caractère avant-gardiste en matière de sources d'énergie renouvelables.

Le promoteur du projet, Gérald Désourdy, se fait discret sur l'architecture des bâtiments, le luxe des boiseries et le design des robinets. Bien sûr, il oeuvre de concert avec Antoine Cousineau, du prestigieux bureau d'architectes DCYSA. Mais sa fierté, sa carte de vente, c'est avant tout l'adéquation entre l'écologie de ses bâtiments et leur cadre naturel.

Ce milieu, c'est une forêt de 14 hectares que la famille Désourdy possède depuis trente ans, près du centre-ville de Bromont, entre l'hôtel de ville et la rivière Yamaska Centre. À portée de marche des services et des commerces de la municipalité, mais, simultanément, dans un espace paisible et naturel, riche de faune et de flore. Un sentier de 1,3 kilomètre a été tracé le long de la rivière pour mieux l'apprécier, avec pergolas et aires de repos. La rue menant au Parc-sur-rivière est un cul-de-sac, ce qui limite la circulation périphérique.

Gérald Désourdy affirme que, lorsque le projet de six bâtiments de 36 unités et de 30 maisons en rangée sera terminé, vers 2015, il restera encore 8 hectares de forêt mixte. Ainsi donc, chevreuils, tortues, canards et autres pics flamboyants garderont leur place dans un écosystème en bonne partie protégé, y compris les milieux humides. À côté de ces derniers, les fossés ont déjà été ensemencés pour prévenir l'érosion. L'utilisation minimale de gazon — auquel on préférera des arbustes — limitera les dépenses d'entretien et le gaspillage d'eau. Pour que soit minimisée l'empreinte écologique, les bâtiments sont dotés d'un stationnement souterrain qui les relie l'un à l'autre et où se trouvent des cagibis.

Innovations

Gérald Désourdy a été élevé dans l'univers de la construction et travaille depuis huit ans dans le secteur des sources d'énergie renouvelables. Faisant remarquer que l'habitation pollue davantage que le transport, il entend bien mettre à profit son expérience pour renverser la vapeur. En conséquence, le projet Parc-sur-rivière combine différentes sources d'énergie renouvelables comme les pompes à chaleur, l'énergie solaire thermique, la géothermie et un peu de solaire photovoltaïque. «Ces technologies ne sont pas nouvelles en soi, remarque le promoteur, mais elles n'ont jamais été juxtaposées dans un projet de dimensions commerciales.»

Le concept a été mis au point par la firme Girafe Énergies. À Parc-sur-rivière en été, l'énergie solaire préchauffera un réservoir souterrain de 135 000 litres d'eau, ce qui fera augmenter de facto le coefficient de performance de la pompe à chaleur de 200 à 400 %. Les lampadaires fonctionneront à l'énergie solaire photovoltaïque.

Les sources d'énergie utilisées ici ont beau être renouvelables, inutile de les gaspiller. L'enveloppe des bâtiments utilise du coffrage isolant pour béton (CIB), recouvert de polystyrène à l'intérieur et à l'extérieur. Aucun air ne peut y pénétrer.

«Répartir la charge et empêcher tout pont thermique représentait un gros défi», relève Gérald Désourdy, qui affirme du même souffle que l'utilisation de CIB pour un bâtiment de quatre étages et demi est une première au Québec. Le CIB et les fenêtres classées Energy Star assurent une sauvegarde d'énergie et une insonorisation à toute épreuve. Le promoteur n'a pas postulé pour obtenir les certifications LEED et Novoclimat, mais il assure que ses bâtiments atteindront les normes de la première et dépasseront celles de la seconde.

L'utilisation et la juxtaposition de sources d'énergie renouvelables ne s'avèrent pas tellement onéreuses en soi; l'investissement dans le temps de conception ne représente qu'environ 3 % du prix des condos. Si la capitalisation d'achat s'avère substantielle, les économies de fonctionnement le seront aussi. La construction des condos commencera dès que le nombre des préventes atteindra le seuil requis, qui nécessite un chantier de 12 mois.

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Collaborateur du Devoir

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Fiche technique

- Prix: de 195 000 $ à 395 000 $ pour des dimensions variant de 800 à 1450 pieds carrés

- Clientèle: classe aisée de personnes âgées de 50 ans ou plus et cherchant une résidence permanente ou quasi permanente.

- Proximité de l'autoroute 10, d'un aéroport desservant Montréal, Toronto et les États-Unis, de plusieurs centres de ski.

- Vue sur les monts Shefford et Brome

- Espace et eau chauffés jusqu'à 75 % par des sources d'énergie renouvelables.

- Réservoirs d'eau souterrains de 90 m3 où est emmagasinée l'énergie solaire.

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Pour en savoir plus: www.parcsurriviere.com/.

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