Le Canada a enregistré un léger déficit commercial en avril

Statistique Canada indique que les exportations de marchandises du pays ont fléchi de 5,1 % pour se fixer à 30,8 milliards, principalement en raison de la réduction des prix. La baisse des exportations en général était largement attribuable à la diminution des exportations de biens industriels, de produits énergétiques ainsi que de machines et d'équipement. Les importations ont quant à elles fléchi de 1,5 %. Elles se sont établies à 31 milliards.

L'excédent commercial du Canada avec les États-Unis, qui atteignait 3,5 milliards en mars, a fléchi pour se fixer à 2,8 milliards en avril. Les exportations et les importations ont enregistré des baisses respectives de 4,4 % et de 1,7 % avec ce pays.

Le déficit commercial du Canada avec les pays autres que les États-Unis a atteint 3 milliards en avril, comparativement à 2,4 milliards en mars. Les exportations ont diminué de 6,9 % et les importations ont connu un recul de 1 %. Après avoir enregistré une robuste hausse en mars, les exportations vers l'Union européenne ont diminué de 16,6 %.

Aux États-Unis, le commerce extérieur n'est toujours pas reparti, les échanges des États-Unis avec le reste du monde étant restés en baisse en avril et le déficit s'étant accru principalement à cause de la hausse du prix du pétrole.

Selon les chiffres corrigés des variations saisonnières publiés hier par le département du Commerce, ce déficit a légèrement augmenté, pour le deuxième mois consécutif, à 29,2 milliards. Il avait été de 28,5 milliards en mars, et 26,1 milliards en février, un plus bas depuis 1999.

Si le déficit ne se réduit plus, c'est surtout à cause de la hausse des cours du pétrole (46,60 $US en moyenne le baril importé, contre 41,36 $US en mars), qui a ancré plus profondément dans le rouge la balance des produits pétroliers.

Ce déficit commercial reste relativement bas, en chute de 53 % sur un an en avril. Mais les États-Unis le doivent surtout à une baisse continue du volume des échanges sur fond de crise économique mondiale, une tendance qui perdure. Au total, le volume des échanges des États-Unis avec le reste du monde a baissé de 2 % en avril par rapport à mars. Hors pétrole, le volume des importations de biens a reculé de 1,7 %, et celui des exportations plus vite encore, de 3,9 %.

Ces chiffres «rappellent à quel point la conjoncture est difficile. C'est pourquoi il est important que nous continuions à soutenir les entreprises américaines en supprimant les barrières aux échanges et en encourageant les autres pays à résister aux pulsions protectionnistes», a commenté le secrétaire au Commerce Gary Locke.

Comme le rappelle l'économiste Joel Naroff, «l'économie américaine n'est pas le seul maillon faible de l'économie mondiale». Mais elle pèse particulièrement sur l'activité, représentant à elle seule 13 % des importations mondiales (chiffre de l'Organisation mondiale du Commerce pour 2008). «Nous avons acheté moins d'à peu près tout. Mais la même chose peut être dite de nos partenaires commerciaux. Eux aussi ont fermé leur marché», s'inquiète Joel Naroff.

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