La Cour suprême autorise la vente de Chrysler à Fiat

Washington — La Cour suprême américaine a annoncé hier soir avoir rejeté le recours déposé contre la vente des principaux actifs de Chrysler au constructeur automobile italien Fiat, ouvrant la voie à son rachat.

«Les requérants n'ont pas rempli les conditions [pour s'opposer]», a expliqué la cour. Chrysler, Fiat et l'administration Obama avaient averti que l'intervention de la plus haute instance judiciaire américaine pouvait bloquer le processus de cession, qui doit se conclure d'ici au 15 juin. À défaut, la restructuration pourrait être abandonnée et le géant américain, mis en liquidation.

Lundi, la juge Ruth Bader Ginsburg avait suspendu «jusqu'à nouvel ordre» la cession approuvée vendredi par la cour d'appel fédérale de New York et avait donné jusqu'à 16h, heure locale, au trio d'opposants du plan de sortie de faillite pour tenter de faire intervenir la Cour suprême.

Trois fonds de pension de l'État de l'Indiana— police, enseignants et construction — avaient contesté l'accord avec Fiat et ses partenaires, s'estimant désavantagés. Ils protestaient également contre la constitutionnalité de l'aide apportée par le fonds public de sauvetage du système financier américain (TARP) à Chrysler dans la procédure de faillite. À ces fonds de pension s'étaient associés des individus, ainsi que des groupes de consommateurs, tous trois avaient saisi la Cour suprême dimanche.

L'administration Obama a déjà accordé 4,5 milliards de dollars à Chrysler, dont les usines sont actuellement arrêtées et qui perd ainsi 100 millions de dollars par jour. Chrysler, qui emploie 54 000 personnes, s'est placé le 30 avril sous la protection de la loi sur les faillites, après l'échec des négociations entre ses créanciers et le Trésor américain sur une réduction de sa dette de 6,9 milliards de dollars.

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